SOMMAIRE

 

Page 2 - Mars Red Sky

Page 3 - Les Ramoneurs de Menhirs

Page 4 - Nytt Land

Page 5 -  Cancer Bats

Page 6 -  Get The Shot

Page 7- Henri Dès & Ze Grand Gamins

Page 8- Crève

Mars Red Sky

1) Bonjour Mars Red Sky, vous venez de donner votre concert, comment cela s'est-il passé? 

Jimmy: Fort bien

Julien: C'était vraiment très bien on était hyper contents

Matgaz: C'était Wenbley, quand je dis Wembley c'est à dire que le son était gros sur scène

Julien: Sur des grosses scènes comme ça c'est génial

Jimmy: Y en a bien qu'il n'en faut !

Julien: Et puis t'en prend bien qu'il n'en reste

Jimmy: Tout à fait ! Donc gros son sur scène, déjà la scène était vraiment grosse grosse pour nous donc on s'est mis à l'aise, on s'est rapprochés un petit peu pour faire comme chez nous...

Julien: On aime bien jouer proche. 

Jimmy: Julien avait un double ampli aujourd'hui...

Julien: Ah oui c'était une première !

Matgaz: Il avait un "stack", c'est à dire composé de deux baffes de 4x12, alors que d'habitude y en a qu'un. 

Julien: Ils avaient ça en fait à dispo, c'était pré-monté comme ça finalement et ils m'ont dit "tu veux bien prendre les deux?" ça les arrangeait quelque part... J'ai dit oui c'est plus grand que moi le truc quand même !

Matgaz: Donc pour les réglages il était obligé de mettre son téléphone, de regarder quel bouton c'était, et après de toucher un peu, de reprendre le téléphone, de re regarder, corriger un peu, etc... bref c'était long (rires) !

Jimmy: Mais on a réussi ! Non, non c'était super on était drôlement contents malgré l'horaire ..."tôt" ? Les gens étaient là ! Et je suis content. 

Julien: Nous on aime bien jouer à midi quarante cinq comme ça après c'est fait (rires) !

Matgaz:Parce qu'après on va manger, on peut boire du rouquain, on est tranquillou... On a même pensé à faire nos concerts la veille ! Parce que comme ça le jour du concert et bien on est tranquilles finalement... Donc ça c'est la suite c'est le futur (rires). 

Jimmy: C'est l'anticipation de Mars Red Sky c'est de jouer la veille comme ça le jour du concert y a plus de concert et on est vraiment pénards !

Phobos : ça va être emmerdant pour les ventes de billets par contre...

Jimmy: Non pas forcément grâce au décalage horaire ! Y a des endroits on sait qu'on peut partir et arriver à la même heure tout en ayant fait quatre ou cinq mille kilomètres... Par exemple si tu fais un Sidney / Los Angeles ! On est un peu comme Einstein, on essait de trouver de nouvelles temporalités, de nouveaux espaces... ça peut paraître un peu prétentieux comme ça...

Julien: De quoi de dire qu'on est comme Einstein? Non.... Ah bah si un peu quand même, un peu... (rires)

 

2) Au final c'est un concept sur lequel vous travaillez déjà puisque vous avez joué hier au camping. 

Matgaz: Mais voilà exactement ! 

Jimmy: Tu as tout compris ! Parce que alors... En fait... nous on a découvert l'écologie dans les magasines... Et du coup on s'est dit, mais si on vient, on est là la veille, on va pas rester à l'hôtel à rien faire ! Comme ils ont proposé un concert on s'est dit pourquoi pas ! On est arrivés vers 8h30, tu aurais vu, c'était un peu comme Marcel et son orchestre, ils étaient là, ils avaient des boués, ils sautaient sur la scène -car le metal est devenu très très festive, extrêmement festif- et on s'est dit mais qu'est-ce qu'on va faire? Et donc voilà on est arrivés sur scène pour commencer notre concert et ça a commencé par une demie heure de panne d'éléctricité! Donc y a un gars qui est venu sur scène, un gars du public hein et qui a commencé à occuper le public en mode "Ouais à droite ça gueule ! Ouais à gauche ça gueule !" (rires)

Matgaz: C'était très très drôle et les gens étaient tellement gentils, ils venaient nous voir, ça s'est vraiment très bien passé.

Jimmy: Donc voilà et après on est allés faire notre petit dodo, et ce matin à 9h on était sur scène à se préparer. Julien était là "je voudrais un quatrième ampli, blabla" (rires) 

Julien: Je voudrais faire la twin tower ! (rires)

Jimmy: Mais tu vois version Monolithe un peu ...

 

3) C'était donc votre deuxième participation au Motocultor, quel est votre lien avec le festival? 

Jimmy: Aucun ! 

Julien : Mais non, Motocultor...

Jimmy: Oui bah lui il a des boucs, moi j'ai des poules, Julien a des chats, quelque part il y a un lien... Et puis sa copine s'appelle Ferguson (rires) tu vas voir on va en trouver des liens !

Matgaz: Oui absolument j'avais déjà fait le lien (rires) 

Julien: Mais oui bien sur avec la Massey Ferguscène !

Jimmy: En plus ils font des super tracteurs... Non mais voilà après forcément, je sais pas ce qu'on fou ici franchement au milieu de mecs qui font "BEUUUUUUUUUUUUUH" tout le temps mais bon visiblement ils continuent à nous inviter donc on est contents on revient et c'est super ! Au moins ça change, sinon on écoute chez nous religieusement Eliott Smith...

Matgaz: Non mais c'est vrai sérieusement on est contents, moi j'aime bien quand on fait nos balances avoir le bruit de la chasse d'eau et du cochon égorgé, vraiment j'aime bien ! Et je trouve que c'est bon pour la santé d'avoir du grind et du punk rock dans le même festival ! Chacun y trouve son compte et puis finalement, alors c'est pas la même chose hein mais ça cohabite, et puis comment dire, c'est un peu des choses qui viennent du même endroit, c'est des ram... 

Jimmy: C'est des Rammsteinifications ! Non puis c'est vrai que le festival a pris du gallon, j'ai l'impression, un peu dans la ligne du Hellfest, c'est un peu plus stable et la qualité est super. Mention spéciale pour leur catering ! Parce qu'ils ont changé cette année et on a super bien bouffé ! C'est pour ça qu'on est un peu mous là... 

Matgaz: En fait c'est pour ça qu'on est venus la veille ! 

Jimmy: Ouais c'était pour bouffer (rires) parce que en fait si tu veux on a un peu galéré pour venir, c'était mal flêché... On était pas contents tu vois, on était un peu grognons "grr blabla, fais chier, le camping, blabla" et puis après on a mangé, et puis alors là, tout s'est éclairé ! C'était bien flêché, on comprenait tout, on s'est dit franchement les mecs ils sont bien organisés ici dis donc, ça c'est un bon festival on va revenir ! On peut dire rinviter ou réinviter? 

Matgaz: Rinviter.

 

4) Depuis vos derniers albums on a beaucoup parmé de votre évolution musicale. Certains y accordent un côté plus "progressif" qui densifie mais également complexifie votre univers. Cela a-t-il un impact sur votre appréhension de la scène? 

Julien: Pour moi on a toujours été progressif...

Matgaz: Forcément car qui dit progressif dit long morceau, et qui dit long morceau dit moins de morceaux à pouvoir jouer notamment sur des set de 40 minutes. 

Jimmy: Qui dit tirroir dit fabrication d'un nouveau meuble. Avec les tirroirs de pleins de meubles différents. 

Matgaz: Et donc ça nous arrive comme on a fait aujourd'hui de par exemple soit couper des intros, soit carrément de choisir l'intro d'un morceau, pour enchainer sur le couplet d'un autre. Alors ça paraît un peu Patrick Sebastien dit comme ça, mais on fait pas de medley, mais quand même il y a quelques morceaux qu'on a un peu remanié, entre nous on parle de Frankenstein...

Jimmy: Ou d'hybridation, mais pas de pot pourri. 

Matgaz: Donc oui forcément ça a eu un impact puisque ça nous a permi de faire ce genre d'expérimentations qui sur le papier peuvent sembler complètement issus de la variété, mais en fait ça s'intègre vachement bien. En tout cas ça nous permet de ré-agencer un peu les lives. Concrètement on fait un playlist assez tonique, on essaie de prendre les morceaux les plus "rentre-dedans", le tempo va être un poil plus devant que ce qu'on fait d'habitude. 

Jimmy: Je sais pas si c'est général mais moi en tout cas j'ai eu une vraie impression de dynamique. On avait enlevé toutes les intros et les outros quasiment des morceaux. Des fois on a des intros qu'on peut coller sur plusieurs chantiers différents, et des fois on fait une intro qui s'appelle The Light Beyond, c'est le The carrément qui est une partie du titre et qui presque devient lui même un titre qu'on va coller ailleurs. Des fois on ne sait pas ce qu'il va y avoir derrière, ça peut être Apex III, ça peut être Light Beyond... Même pour les gens qui nous connaissent bien, on fait une intro, tu t'attends à un morceau et en fait ça passe à un autre, moi j'aimerai bien voir un groupe qui fait ça. 

Julien: Et en plus ça reflète pas mal la façon dont on compose parce que c'est littéralement ça. On a un ensemble, et puis, arrivé à un point on va se dire bon bah, on va rajouter des choses, en enlever, et on les agence comme ça au fur et à meusre...

Jimmy: Je suis entrain de penser qu'en fait on a pas souvent le problème de se dire, "qu'es-ce qu'on fait" pour finir un morceau ça devient assez naturel. Y a des fois on peut simplement se donner des idées pour un simple pont, et après Julien ré-harmonise en répèt', etc... Mais à part ces morceaux qui arrivent clefs en mains, les autres morceaux qui partent de riffs de Julien, c'est vrai qu'on les agencent un peu comme ça et c'est vrai qu'on a jamais trop eu de difficultés à finir comme ça. Disons qu'on sent qu'il faut arrêter, et le lendemain, on va en enlever une partie, on va la remettre plus loin... En fait ça devient vraiment naturel, c'est fluide et ça donne vraiment l'impression que si on s'enfermait et qu'on s'y collait vraiment, on pourrait faire dix albums comme ça d'un coup et comme ça on aurait plus à en faire on pourrait en sortir un tous les deux ans. Enfin au moins nous au niveau de la musique car après toi (Julien) tu fais aussi les textes et ça c'est encore autre chose, ça prend du temps aussi. 

 

5) Vous évoluez donc dans un univers que vous classez vous-même dans le "heavy rock psyché". A quels autres groupes se terme pourrait-il s'apparenter? 

Jimmy: Déjà il faut savoir que ce qui fait l'étiquette Mars Red Sky, je pense que c'est facile à repérer, c'est un chant très haut percher avec un côté musical plutôt lourd. 

Julien: Y a un socle qui est resté le même depuis le début, on a assez vite trouvé cet accordage grave, ce contraste, etc... Depuis le deuxième album surtout où effectivement on entend un peu plus notre côté progressif. Je dirai que peut-être on retrouve un peu ça dans l'esprit Mastodon. 

Jimmy: Ou tout simplement les Electric Wizards qui ont un chant un peu comme ça, même si c'est une comparaison un peu bateau parce que tu as plein de groupes dans la lignée comme ça comme par exemple les Witchfinder, mais y a vraiment ce côté chant un peu "pop". 

Julien: Un peu comme les Dogmes du début, assez lourd, mais avec un côté un peu plus prog. 

Jimmy: Après forcément comme beaucoup on a été très influencés par des groupes comme Pink Floyd, Les Melvins, etc... mais ça peut paraître très prétentieux peut-être mais j'ai pas l'impression en écoutant d'autres groupes qu'on peut se dire souvent "tiens on dirait Mars Red Sky". Alors ça arrive de temps en temps dans certains morceaux quand même, mais je trouve ça assez rare. 

Julien: On a tourné avec pas mal de groupes, Belzebong par exemple, qui est un groupe polonais qu'on adore, ils ont des morceaux très longs, ils développent vraiment cette espèce d'épaisseur, c'est peut-être un des plus "ressemblants" mais ce n'est encore pas la même chose. 

Jimmy: Au départ on a écouté pas mal de groupes de ces registres, beaucoup de choses avec des chants assez "pop" très réverbérés, donc on tend à s'en rapprocher peut-être. Mais quand on demande à nos amis, nos familles, à quoi ressemble le groupe (selon leurs connaissances et leurs goûts), on serait une sorte de mélange entre, comment tu disais déjà?

Matgaz: Entre Simon & Garfunkel et Black Sabbath. 

 

6) Concernant votre actu, vous sortirez votre nouvel album "The Task Eternal" le 27 septembre prochain. Vous avez déjà dévoilé plusieurs singles, comment ont-ils été reçu? 

Jimmy: Pour le moment on joue 3 nouveaux titres en concerts, mais seulement deux ont été mis en ligne, les retours sont assez bon en live en tout cas. 

Matgaz: Depuis octobre ou novembre quelque chose comme ça on a commencé à intégrer Collector et Crazy Earth à nos concerts et les retours sont plutôt positifs. Ce sont des morceaux qui sont efficaces, avec de vrais refrains, ils ne sont pas progressifs du tout pour le coup et c'est vrai que sur scène on a vraiment l'impression que ça marche bien. C'est le genre de morceaux qui sont assez catchy pour être pigés dès la première écoute en fait, alors que sur le reste de l'album il y a au moins deux morceaux assez velus, qui demandent un peu plus de temps pour être digérés. 

Jimmy: On a eu de très très bons retours au Mexique, ils sont chauds là bas ! 

Matgaz: Ouais c'est vrai qu'on a même fait un concert où on a pris le risque de commencer par un instrumental, un truc lourd, velu, avec des changements mètriques, pas facile à se prendre dans la gueule et puis pas facile à jouer pour nous, surtout d'entrée de jeu comme ça et les gens étaient à fond donc c'est vraiment rassurant et ça fait plaisir !

Jimmy: C'est ça qui est drôle c'est que nous maintenant, en septembre, on va faire le travail d'apprendre à jouer tous ces morceaux. 

Julien: Ou plutôt de les ré-apprendre. C'est à dire qu'il y a cette phase de composition, après on passe en studio, on les enregistre et du coup on les réarrange, et du coup après il faut revenir en répétition pour se les réapproprier. 

Jimmy: Sur la prochaine tournée on va jouer beaucoup du nouvel album et je pense que c'est la première fois qu'on est aussi au taquet sur une tournée. 

Matgaz: On a vraiment envie de jouer beaucoup de morceaux de ce nouvel album. 

 

7) Ces singles donnent-ils le ton à l'album ou peut-on s'attendre encore à d'avantage de surprises et d'évolutions? 

Matgaz: Comme on le disait juste avant il y a avec ces extraits qu'on a déjà dévoilé quelque chose de plus catchy. Il y a cette face là, mais il y a encore quelque chose de progressif aussi. Sur au moins deux autres morceaux on a encore fait un espèce de truc avec deux morceaux liés qui pourraient très bien être mis bout à bout et faire un seul morceau d'un quart d'heure...

Jimmy: D'un autre côté il y a au moins quatre plages qui sont un peu plus hardues, des trucs un peu plus longs et barrés, et après il y a des trucs plus complexes, enfin c'est du boulot quoi (rires). 

 

8) La question de phobos : Demain on vous propose un featuring avec un artiste/groupe de votre choix. Quel serait-il?

Jimmy: Pour info on a eu Igor de Stoned Jesus pour un solo de guitare sur un titre qu'on a récemment sorti en cassette. On les aime vraiment beaucoup, il a un sacré tempérament et il a vraiment fait un solo de malade c'était super cool. 

Julien: Quelqu'un qui ferait des solos à ma place (rires).

Matgaz: Pour moi ce qui serait intéressant ça serait d'avoir quelqu'un avec une voix totalement à l'inverse de celle de Julien ! Je sais pas... peut-être Nergal de Behemoth, tu vois, un truc vraiment lourd, ça serait fun ! Ou même Cannibal Corpse parce qu'on aime bien aussi ce genre de choses et ça pourrait être intéressant, enfin, sur un couplet, les refrains on les laisse à papa (rires). 

Julien: Voir Booba sur les couplets aussi non? (rires)

Jimmy: Ou une compagnie de danse contemporaine sur scène avec nous, tu voius qui s'accapare l'univers et qui propose quelque chose de...personnel... enfin voilà quoi (rires). 

 

 

Les Ramoneurs De Menhirs

5 questions à Loran des Ramoneurs de Menhirs. Interview réalisée par Phobos...

 

1/On est a une semaine du Motocultor comment ressens-tu cette prestation ?

On est super content d'y jouer on joue entre NOFX et Turbonégro donc c’est excellent.

 

2/Le public breton tu le trouves comment en général ?

En général le public Breton est chaleureux mais il n'y a pas qu'en Bretagne dans l’hexagone ils sont chaleureux. Si tu veux en Bretagne ils sont habitués aux festivals mais la particularité Bretonne c’est que la musique fait partie de leur culture.

 

3/Des projets pour le futur, un nouvel album ?

Là on est en train, pour l’instant on est dessus, des fois on aimerait bien jouer les nouveaux morceaux qui ne sont pas encore enregistrés mais à cause de la maladie qu'on les gens de tout le temps filmer avec leur téléphone bah il n'y a plus de surprise lors de la sortie du nouvel album donc du coup on attend que cet album soit fait pour jouer nos nouveaux morceaux.

 

4/Ce nouvel album sera t-il disponible sur tout support ?

Oui oui clairement !

 

4b/ Et en cassette audio ?

Si on peux le ressortir en cassette audio clairement oui car il y a une enveloppe, un son naturel que je trouve excellent pour les groupes de rock.

 

5/ Quelle affinité as tu avec Saint-Malo ?

Saint-Malo, je connais bien les Mélèzes c’est un restaurent rock & roll où ils font de la fondue entre autre, Lolo et Morbak ce sont des potes, on a fait un concert en soutien à La Nouvelle Vague pour eux et je trouve qu'il y a un bon esprit à Saint-Malo. Le fait que Lolo et Morbak soient là ils amènent une couleur différente à Saint-Malo ce que je trouve excellent pour moi c’est l'endroit rock & roll à Saint-Malo.

Nytt Land

Bonjour Nytt Land, merci de nous recevoir ! Pouvez-vous nous décrire votre projet en quelques mots? 

Nytt Land pour nous est un projet important et  familial puisque je le réalise avec ma femme. C'est plus que de la musique pour nous c'est une seconde chance, c'est quelque chose qui nous tient vraiment à coeur et dans lequel nous sommes très investis !

 

Aujourd'hui vous avez fait l'ouverture du festival, comment s'est passé le concert? 

C'était super ! C'était un réel plaisir pour nous d'ouvrir sur la scène principale d'un festival si connu. Pour nous c'était un concert exceptionnel... J'ai été ingénieur du son pendant vingt ans et pour moi le plus important pour un bon concert c'est de pouvoir proposer un son impeccable. Ici le son, les lumières, tout était parfait ! Toutes les conditions étaient réunies pour un bon moment. 

 

Ce n'était pas votre premier concert en France?

Non, nous avons joué plusieurs fois en France. Notre premier concert en France était prévu il y a deux ans à Chambéry, nous devions jouer dans le festival Ragnarock, nous y étions annoncé mais le festival a été annulé. Le directeur du festival nous a alors recontacté ainsi que quelques uns des groupes qui étaient à l'affiche pour jouer ensemble en dehors du festival. Ils nous ont par la suite aidé à réaliser une tournée l'année dernière. En début d'année nous avons également participé au Cerunnos Festival. En septembre et en octobre nous serons également de nouveau en France !

 

Vous citez la nature comme une grande source d'inspiration de votre musique, ici au Motocultor le cadre est plutôt idéal. Quel est votre ressenti sur le festival? 

Ce festival est vraiment intéressant pour nous car d'habitude nous sommes amenés à jouer dans des festivals folk ou nordiques, nous jouons rarement dans des festivals rock et metal. Mais pourtant je sais que beaucoup de personnes qui viennent dans des festivals comme le Motocultor aiment le type de musique que nous faisons car cela est différent de ce qu'ils ont l'habitude d'entendre, des guitare héro, du rock, etc... Pour nous c'est fantastique de pouvoir partager notre musique et notre créativité, ce que nous faisons avec nos instruments inhabituels, c'est fantastique. 

 

D'ailleurs vos instruments sont de fabrication artisanale c'est bien ça? 

Oui tout à fait, c'est Natasha qui les réalise ! Aujourd'hui d'ailleurs elle en a cassé un (rires) ! Nous allons avoir besoin d'un peu de temps en rentrant pour réparer cela (rires). Natasha a réalisé la plupart de mes instruments, la lyre sur laquelle j'ai joué aujourd'hui par exemple. Nous avons également un ami au Royaume-Uni qui est spécialisé dans ce type d'instruments et qui travaille occasionnellement avec nous. Il a déjà réalisé un instrument pour nous et travaille sur un second pour Natasha pour la tournée de septembre. Ce sont des instruments vraiment peu courant tu ne peux pas les acheter dans un magasin de musique standard. La difficulté c'est lorsque nous rencontrons un problème avec l'un de nos instruments, nous ne pouvons pas entrer dans une boutique et acheter ce qu'il faut pour le réparer, mais le son est tellement unique ! C'est quelque chose d'iréel, c'est dur à expliquer mais pour moi c'est notre son, notre musique et notre moyen de nous exprimer. 

 

C'est également ce qui fait de vos concert une réelle expérience à vivre pour le public et non pas juste un spectacle auditif, non? 

Oui nous l'espérons (rires) !

 

Cette année vous avez dévoilé un nouveau titre, est-ce que cela signifie que vous travaillez sur un nouvel album? 

Oui aujourd'hui nous avons même joué trois nouvelles chansons issues de notre prochain album. Ce disque devrait être réalisé pour janvier normalement, nous allons finir les enregistrements pour octobre et ensuite nous le sortirons en janvier. Nous partirons ensuite en tournée en février. 

 

Vous êtes un groupe très productif, votre dernier disque date d'il y a seulement deux ans, où trouvez vous votre inspiration? 

Cette fois-ci nous avons réellement pris notre temps (rires). Je te promets que tu verras la différence sur ce disque ! Ce n'est pas le Nytt Land que les gens ont l'habitude d'entendre. Nous avons vraiment pris le temps de retrouver l'inspiration, de se reconcentrer, le prochain album sera vraiment une nouvelle expérience. Ce disque sera dévoilé en une seule fois mais il est composé de deux parties, nous sommes vraiment revenus à nos racines sibériennes. Nos précédentes productions étaient vraiment nordiques, scandinaves, celui-ci sera basé d'un côté sur la Scandinavie mais la seconde sera exclusivement Sibérienne. Pour nous c'est très important de partager notre culture sibérienne, son patrimoine et ses légendes. Ce sont des traditions très anciennes, très très anciennes, bien plus lointaines que les vikings et toutes ces choses populaires, c'est pour cela que c'est très diffile de les découvrir. Les anciens en Sibérie ne conservent pas leur histoire dans des livres ou autres, ils transmettent leur patrimoine en musique, en contes... Nous avons commencé à nous intérésser à tout cela il y a quelques années et nous sentons que nous sommes maintenant prêts à partager notre patrimoine et nos traditions avec le monde et c'est fantastique! 

 

Au delà de ce projet de disque vous travaillez actuellement à la réalisation d'un clip qui sortira prochainement. Quelle est l'histoire derrière cette vidéo? 

Ce sera notre premier clip, il sortira le septembre prochain et illustrera le titre de notre dernier album Ragnarok, c'est notre chanson la plus populaire (même si je ne comprends toujours pas pourquoi -rires- ). Nous avons décidé de réaliser une vidéo très précise pour ce titre car moi et Natasha sommes historiens, nous enseignons à l'université et nous trouvons que c'est important -comme nous le disions juste avant- de découvrir d'où nous venons et quelles sont nos racines. Cette vidéo sera donc une reproduction fidèle d'un sacrifice, nous l'avons tournée dans la Taïga, au coeur de la nature chez nous, c'était très important pour nous. Dans deux jours nous serons de retour là bas et nous commencerons à travailler sur une seconde vidéo, celle-ci sera basée sur les rituels sibériens. Quoi qu'il arrive, nous avons prévu deux ou trois vidéos avant la sortie de l'album !

 

 

Cancer Bats

Bonjour Cancer Bats, merci de nous recevoir, comment s'est déroulé votre concert? 

Liam: C'était super chouette, nous avons eu un super set même si il était un peu tôt. Nous avons joué à 14h mais le chapiteau était plein, les gens s'amusaient, moshaient, c'était super ! Surtout qu'il y a eu beaucoup de temps entre notre concert et celui du groupe qui jouait avant nous ( Nytt Land ) qui était assez Folk et c'était super de voir que nous étions si différents mais que le chapiteau était aussi plein. 

 

En début d'année vous avez discuté dans une précendente interview des différences de public et de ressenti selon le type de concert que vous faisiez et les groupes qui vous accompagnaient. Aujourd'hui au Motocultor on peut dire qu'une majorité des groupes présents sont issus d'une scène typiquement "metal", comment avez-vous ressenti cela? 

Liam : En réalité c'était bien ! Je pense que le fait de savoir que nous avons eu un bon accueil dans les différents festivals par lesquels nous sommes passés cette année, qu'il soit punk hardcore ou totalement metal, nous adonné confiance pour aujourd'hui. C'était notre dernier festival de l'été et peu importe que nous soyons punk hardcore ou metal, nous sommes juste Cancer Bats !

Mike : Et puis à l'heure actuelle, nous avons suffisamment de morceaux typés "metal". Tu peux faire une chanson totalement "punk", les gens sont cool, et puis là tu balances un riff "metal" et les gens sont "ok, c'est parti, les mains en l'air !!". 

Liam : Quoi qu'il arrive c'est toujours un bon concert, on ne regarde pas où on est, on fait la fête jusqu'à ce que les gens s'amusent !

 

Un an s'est écoulé depuis la sortie de votre dernier album "The Spark That Moves".  Avec le recul, quel est votre ressenti sur cet album? 

Liam : La sortie de cet album s'est très bien déroulée, il a été très bien accueilli. J'ai l'impression que globalement cet album a été très bien accueilli surtout en France ! Il y a des endroits comme ça où nous jouons et où nous sommes toujours très bien reçus, c'est super chouette...

 

A propos de cet album, vous avez déclaré qu'il avait pris du temps et qu'il était très représentatif de l'état d'esprit de chaque membre du groupe. Est-ce quelque chose qui rend ce disque plus particulier que les autres? 

Liam : Je ne sais pas si je dirai que cet album est plus spécial que les autres, chaque album est unique dans leur conception. Il y a juste différentes périodes où des choses différentes se passent dans nos vies, par exemple, nous ne vivons plus dans la même ville, ça fait une grosse différence. Mais je pense qu'effectivement chaque album est unique car il est inspiré par tout ce qui se passe dans nos vies, c'est comme si tu pouvais contempler une photo de tout ce qui s'est passé ces deux ou trois dernières années à chaque disque. 

Mike : Pour ma part, je dirai que ce qui rend cet album vraiment unique, c'est qu'il s'agit du premier que nous avons auto-produit. Tout s'est bien passé et je pense qu'il ne sera pas le seul, nous en produirons d'autres. Cela marque pour moi une nouvelle ère de Cancer Bats, où nous pouvons faire tout ce que nous voulons, où on ne nous dit pas "tu devrais faire ceci", ou "tu devrais écrire cela", etc... Nous avons toujours été plus ou moins indépendant, maintenant nous le sommes complètement et c'est ce qu'il y a de plus unique dans cet album. 

C'est plus que de la musique, c'est une réelle biographie que vous livrez? 

Liam : Oui tu sais ça fait presque 15 ans que nous faisons de la musique, on se dit que de toute façon on ne va nulle part alors autant le faire nous-même ! 

 

Quelle est la suite pour Cancer Bats? 

Liam: Je pense que nous allons continuer à prendre le même chemin. Nous avons beaucoup tourné pour ce dernier album, nous avons joué au Canada, en Australie et nous avons une tournée Européenne de prévue pour la fin de l'année. Donc probablement encore plus de tournées, travailler sur de nouvelles musiques, etc... Le monde nous tend les bras !

Mike : Je pense que l'année prochaine nous allons beaucoup écrire, cette année nous avons donné de nombreux concerts, que de bonnes choses en somme ! 

 

Avez-vous vu des concerts aujourd'hui? 

Liam : Non, nous avons juste fait notre boulot (rires). Nous sommes arrivés une heure et demie avant le début du concert, nous sommes allés directement sur scène, nous avons vu le groupe qui jouait avant nous pendant que nous faisions nos réglages, ensuite nous sommes allés en session de dédicace, et maintenant nous répondons aux interviews ! 

Mike : Et nous avons un avion demain matin pour Paris alors on a pas beaucoup de temps, on va diner et dormir (rires) !

 

Get The Shot

1) Bonjour Get The Shot, merci de nous recevoir ! Vous êtes de retour en France pour le Motocultor Festival, comment s'est passé votre concert? 

JP : C'était incroyable, comme toujours ! Le premier concert qu'on a donné en Europe était en 2013 à La Roche Sur Yon dans un tout petit bar, un petit café. On a sillonné les quatres coins, on a joué dans des squat, on a fait des ptis bleds, alors en arrivant au Motocultor comme ça un dimanche midi à la fin d'un festival, un lendemain de pluie torentiel, de voir un tel accueil ça m'a donné la chair de poule, les larmes aux yeux, c'était vraiment incroyable ! 

 

2) Pour parler un petit peu de votre actu, l'année dernière vous avez joué au Hellfest donné quelques interviews durant lesquelles vous avez émis l'hypothèse de travailler prochainement sur de nouveaux titres. Est-ce toujours d'actualité ? 

JP : On est présentement entrain de terminer d'écrire notre nouvel album, on rentre en studio à la fin de l'année, donc on prévoit une sortie prochaine de toute façon vous verez ça passer ! Il faut s'attendre à un Get The Shot encore plus lourd que ce qu'on a fait auparavent. Quelque chose d'assez dense, on essaye d'explorer tout le temps, de ne jamais refaire le même album deux fois. On prend le temps de composer plus de titres même si ils terminent à la poubelle. Des fois on va jouer des morceaux rafistolés un peu par-ci par-là, on prend le temps d'explorer des avenues qu'on aurait pas forcément fait avant, de ralentir des tempos, des fois tuner un peu plus grave, on essaye de vraiment varier et pour l'instant ça tend à prouver qu'on essaye de faire un nouveau Get The Shot. Alors ça va rester du Get The Shot mais un peu plus lourd, un peu plus pesant. 

Vous avez donc l'intention de développer d'avantage cette veine "metal" à laquelle on vous apparante depuis le dernier album? 

JP : Elle était déjà bien assumée sur le dernier album on savait qu'on voulait aller vers quelque chose d'un petit peu plus metal mais en restant un band hardcore parce que ça reste un groupe hardcore avec des influences plus variées. Pour ce qui s'en vient c'est sur qu'on dénaturera pas le son, ça va rester un espèce de Get The Shot hardcore metal mais là nos influences death vont paraître un petit peu plus. Get The Shot restera toujours quelque chose d'hybride tu vois, un band hardcore avec des influences metal et pas juste un band metal parce que derrière il y a cette éthique, il y a ces valeures qui nous sont chères et qu'on veut préserver et qu'on veut qu'elles transparaissent. 

 

3) Cela répond du coup un peu à ma question suivante car effectivement on vous sait extrêmement critique, autonomes et impliqués dans cette scène hardcore. Cela ne représentait-il pas une prise de risque que d'assumer cette étiquette liée à une scène moins stricte, avec de plus grosses productions, de plus grosses entreprises, etc... ? 

JP : Je pense qu'il y aura toujours effectivement quelqu'un pour te dire ça ! Tu sais quand tu commences à évoluer, à grandir, et qu'il y a quelqu'un qui vient te dire "oh je m'ennuie de telle époque, de tel album, etc...". En 2009 ou 2010 quand on a commencé, premièrement la majorité de ces gens n'y étaient pas. Il y avait quinze personnes à nos concerts, c'était une petite valise, un petit milieu, alors oui certains vont nous reprocher de vouloir changer le son, d'évoluer, de continuer, mais l'éthique reste la même, on est les mêmes cinq personnes. Mais personnellement je n'ai aucunement l'impression de dénaturer le groupe qu'on a fondé il ya 10 ans. J'ai aucunement ce sentiment de vendu, on reste un groupe D.I.Y. La seule différence c'est que la famille Get The Shot au départ on était 5 personnes et aujourd'hui elle s'est agrandit un peu. On a des gens qui nous aident, qui nous facilitent un peu les choses, qui nous aident à joindre plus de monde parce que même si esthétiquement le son a évolué, le fond est resté le même quand même. On est pas et on sera jamais autre chose qu'un band hardcore. Je pense que c'est normal aussi qu'un groupe gagne en maturité esthétique et musicale, c'est normal et c'est souhaitable aussi dans la mesure ou personnellement je ne veux pas être comme certains groupes hardcore qui perdurent pendant 20 ans et puis qui ressortent le même album aux deux ans. Ca je vois pas l'intérêt de faire ça non plus. Après ça, pour le reste, pour moi Get The Shot est aussi intègre qu'il l'était y a 10 ans parce que c'est les même valeures. On défend les mêmes idéaux, on mène les mêmes combats et puis au final on a oui certes de plus grosses équipes qui nous donnent de plus gros coups de mains mais c'est nous qui restons les maîtres de ce qu'on créé, de ce qu'on produit et de la manière dont on le fait, on laisse personne choisir à notre place.

 

4) A l'inverse pour répondre un peu à ces idées reçues sur votre évolution, est-ce qu'on ne peut pas même considérer que ces influences et cette ouverture d'esprit qui fait l'identité de Get The Shot et surtout qui a permis d'avancer jusqu'ici et de jouer aujourd'hui sur des festivals tels que le Motocultor ? 

JP : Oui, puis je pense que d'entrée de jeu quelqu'un qui aurait pas une certaine ouverture d'esprit n'aurait pas sa place dans le milieu hardcore. C'est la première des choses, deuxième des choses, faut pas se leurer non plus, aujourd'hui tous les groupes hardcore sont comme les groupes de metal des années 80, je veux dire qu'on aurait beau dire ce qu'on veut, je m'excuse faut regarder les gros groupes actuels, c'est tous les groupes qui ont tirés leurs influences de groupe death ou thrash metal des années 80. Donc cette espèce de séparation hardcore/metal est un peu factice au final. C'est un faux débat, ce qui différencie un band hardcore d'un band entre guillement strictement metal c'est l'éthique et les valeures qu'il y a en arrière. C'est ça cependant qui va changer la donne, après c'est vrai que esthétiquement ou artistiquement, pour moi la musique extrême c'est une seule et même famille et puis je pense qu'on s'entraide et qu'on se nourrit entre nous. 

Dany : Il y a un truc que je pense, fondamentalement, si on reste une petite communauté, on a un message, mais si je fais juste dire le même message à des gens qui ont déjà compris le message, est-ce qu'on fait pas juste se répéter la parole? Je trouve que c'est bien des fois d'avoir un peu de resistance, on sait que dans les gros festivals les gens aiment bien boire des bières, faire la fête et tout, et même si on a jamais été un band politique on a quand même un certain message d'unité qu'on essaie de passer. Si ça leur plaît, tant mieux ! Si ça les rejoint, si on est capable d'allumer une certaine flamme... Puis si ça leur plaît pas, tant pis et continue de boire des bières c'est correct ! Mais ça nous permet de joindre une plus grande portée à notre message en fait. J'adore autant faire des spectacles en salle que des gros festivals. 

Vous revenez d'ailleurs souvent sur cet aspect politique auquel vous ne voulez pas être apparentés. 

Jp : Oui et dès lors que ta musique devient une forme de prosélytisme politique, dès lors que tu instrumentalise ta musique à des fins politiques, ça devient un outils politique. Il y a des groupes qui le font et qui le font bien, je pense à Propagandi, ils le font hyper bien, mais ça a jamais été la raison pour laquelle on a fait Get The Shot, ce n'est pas un groupe politique au sens propre du terme. Bien sûr qu'on défend certaines valeures, on mène certains combats, ça se reflète dans certaines chansons mais notre musique n'a pas la prétention de changer le monde. Au mieux elle va peut-être éveiller l'esprit critique de certaines personnes qui vont ensuite s'informer pour se positionner sur certains enjeux, mais ça c'est le meixu qu'on puisse espérer. C'est pas un véhicule de trasnformation du monde. Je pense que ça reste assez illusoire de croire ça comme ça, cependant est-ce que ça peut éveiller des consciences? Oui et tant mieux si ça le fait ! Si ça ne le fait pas et que c'est simplement un exutoire pour l'agressivité de certaines personnes, tant mieux ! Si ça leur permet d'être de meilleurs citoyens à l'extérieur ou de vivre de meilleures vies et de contribuer à leur milieu, alors tant mieux ! Mais au final ça reste juste des musiques extrêmes... 

 

5) Yo aurait une question bête et débile à vous poser... A voir un show pareil, l'énergie débordante que vous avez -et qui est incroyable-, j'aimerai savoir combien de litres de café vous prenez avant, et combien de litres de gel douche vous utilisez après? 

JP : café zéro pour moi !

Dany : Moi énormement de café ! Je célèbre mon deuxième anniversaire de sobriété cette année, je ne bois plus d'alcool, je ne fume plus de cigarettes, mais je bois beaucoup beaucoup de café. Pour calculer en tasses, je dois boire au moins... 6 à 10 tasses par jour ! Et puis ensuite le gel douche, pas tant que ça (rires) ! 

JP : On essaie de rester écologiques ! Pas beaucoup mais suffisamment vous inquiétez-pas !

 

6) Avant de conclure est-ce que vous voulez ajouter quelque chose ? 

Dany: Et bien juste que nous sommes ravis d'être ici et que nous remercions toutes ces personnes qui nous supportent depuis toutes ces années. C'est notre 10ème anniversaire et puis je me souviens de ces premières discussions avec Jean-Philippe où on se demandait ce qu'on voulait faire, ce qu'on voulait atteindre, mais jamais jamais on aurait imaginé en arriver là, jouer dans des Hellfest ou des Motocultor, sur la scène principale de tels festivals donc on remercie vraiment tout le monde de l'intérêt que vous portez à notre groupe et on vous encourage à avoir des émissions de radio, de former des groupes, des assos, des fanzines, c'est vivant, c'est important ! 

Henri Dès & Ze Grands Gamins

Rencontre avec Henri Dès, par Phobos...

 

J’ai pu enfin rencontrer l’idole de ma jeunesse à savoir MONSIEUR HENRI DES .tagadagada ce n’est pas a l’école que je fais des bêtises mais au Motocultor.

Profitant du mauvais temps, et comme disait ce chanteur d’antan, « il pleut dehors, il pleut, et c'est tant mieux car si il pleuvait dedans je ne serais pas content », j’ai pose quelques questions a ce personnage haut en couleur.

 

1/En 1970, vous représentez la Suisse à l'Eurovision avec au final une belle place de quatrième ex æquo avec notamment Julio Iglesias. Comment passe t-on de l'Eurovision au Motocultor ?

Pendant 40 ans j’ai eu des génération d’enfants qui m'ont écouter et qui sont maintenant des grands qui viennent au Motoculor avec des tatouages, dont vous peut être si ça s'trouve (rire) donc voilà c’est comme ça que ça c’est passé et on a eu envie de monter ce groupe (ndlr:Henri dès & zegrands gamins) on s'est amusé à le faire avec le sourire en se disant voilà on fait ça pour le plaisir, qu'est ce que je risque à le faire à ce moment de ma carrière ce n’était pas de la folie à le faire au contraire c’était plutôt rigolo.

 

2/Quant on vous dit qu'il y a une trentaine d’écoles et de crèches qui portent votre nom, vous réagissez comment ?

Et bien déjà quand la première vous propose ça dans un document signé de l’État Français on se demande si quelqu'un n'a pas fait une farce. Et puis on creuse et on s’aperçoit que non ! Et qu'il y en avait une qui avait vraiment envie de voir mon nom sur le fronton de son école. Cette école m'a contacté je suis allé les voir et j’étais présent bien sûr à l’inauguration et ensuite les 33 autres j’étais là aussi.

 

3/Comment vous ai venu l’idée d'électriser vos chansons pour enfants ?

Réponse de Pierrick Destraz :

A l'époque on avait un duo qui s'appelait Explosion De Caca avec Raphaël et on faisait des reprises de générique de dessins animés et séries télé des années 70 en version punk metal et en 2015 on a décidé de mettre un terme à ce projet là, car on avait bien rigolé pendant dix ans on avait fait la France A Un Incroyable Talent. On a donné un dernier concert dans un festival en Suisse et une des surprises était que mon père monte sur scène avec nous. Quant il est apparu sur scène c’était l'émeute et on en a reparlé après et c’est comme ça qu'est né Henri Dès & Ze Grands Gamins.

 

4/En artiste rock voir punk ou metal, qui écoutez-vous ?

Raphaël : Death Grips entre autre, ce sont des Américains qui rap c'est assez violent dans le son et leur attitude mais c’est bienveillant.

Pierrick : j’écoutais beaucoup de metal dans les années 80 mes plus grosses influences sont Slayer et Motley crue

Henri : je n’écoutais pas ça du tout (rire) ou j'étais obligé d’écouter ça avec Pierrick mais les tout premiers que j’ai écouté quand j'avais 18 ans c’était Elvis, Brassens et après les Beattles

 

5/Un feat avec une personnalité du monde metal ?

Henri : Bourvil(rire)

Raphaël : Philippe Kathrine

Pierrick : James hetfield

5 questions à... Crève (par Phobos)

Bon, quand tu lis le titre, c 'est vrai que ça fait bizarre mais Crève c'est une marque de fringues que je qualifierai de hardcore et on a profité du Motocultor pour aller à la rencontre de Pierre Clery, créateur de cette marque !

 

1/ Depuis combien de temps la marque Crève existe t-elle ?

Et bien on rentre dans notre cinquième année, on a commencé tout petit et on s'agrandit au fil des années, les stands, les équipes,etc etc, donc cinq ans pile poil au Motocultor. C'était notre premier fest.

 

2/ Comment est née cette marque ?

Je voulais monter une marque avec un nom qui était engagé mais pas trop, qui parle à un maximum de gens, c'était presque entre la blague et le sérieux, et le mot était assez impactant et avec des tatoueurs, des copains graphistes on a commencé à monter tout ça !

 

3/ Pourquoi l'avoir nommée Crève ? Tu viens de me répondre...

(rire!!) ( RELIS AU DESSUS!!!!)

 

4/ Pour les ventes, vous avez un site internet et vous êtes présents sur les festivals. Avez vous d'autres points de ventes?

Pas encore pas encore mais on ne peut pas trop en parler, mais à Paris il va y avoir un premier point de vente et logiquement à Nantes il va y en avoir un aussi. Pour l'instant on en est là. Il y a d'autres plans puisque l'on va commencer à vendre aux entreprises mais on en dit pas plus on garde le coté secret mais ça va venir cette année !

 

5/ Au fil des années vous avez élargi votre gamme, penses tu enrichir d'avantage la collection ?

On va essayer de faire des shorts, des jean's, des chaussettes, des Kways, on aimerait faire grossir le truc au maximum mais toujours avec des artistes et des tatoueurs français et indépendants et sérigraphier en France aussi.

 

Voilà, un grand merci à Pierre Clery d'avoir répondu à nos questions et au Crève Crew pour leur accueil, leur sympathie et leur sourire ! Big Up au Crève Crew !!

 

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