Ne Obliviscaris @Motocultor 2015

D'ombres et de lumières

La rétrospective spéciale Motocultor touche presque à sa fin ( plus que deux groupes ), mais tu vas le voir, j'ai gardé le meilleur sous le coude ! Alors on enfile à nouveau les chaussures de combat et les tee-shirt humides, et on se replonge dans l'univers de ceux qui m'ont le plus marqué sur cette édition 2015... Ne Obliviscaris. 

 

 

Tout à commencé alors que j'étais sagement assise par terre ( NDRL : avachie dans la boue comme une larve ). La motivation m'avait déjà quitté depuis longtemps et je ne me fiais déjà plus à mon programme consciencieusement établi quelques jours plus tôt. Et à voir la lassitude du public qui stagne devant la nouvelle scène, on se dit vite que ça ne vaut pas le détours. Mais quelle erreur ! Entre deux aboiements du chanteur qui s'agite non loin de là, une voix cristalline et portée me parvient jusqu'aux oreilles... Changement de cap immédiat ! Un rapide coup d'oeil sur le planning me permet d'identifier que je suis entrain de louper le début prometteur d'un concert de Ne Obliviscaris. Je me laisse guider jusqu'à la foule par la voix de Tim Charles et me fraye une place confortable au milieu de l'auditoire, c'est là que je prends conscience de l'erreur que cela aurait été de passer à côté. 

 

Tant visuellement que musicalement, tout oppose les deux personnalités qui se dresse sur la scène, pourtant indissociables :

D'un côté il y a Tim Charles, chanteur clair aux envolées presque lyriques ( filant clairement la chair de poule ), blondinet jovial gambadant inlassablement sur scène, son violon à la main et un sourire jusqu'aux oreilles. Et puis de l'autre il y a Xenoyr, frêle, pâle, tout de noir vêtu qui se tient statique derrière son micro, dont la gravité et la lourdeur vocale se ressent jusqu'au coeur de ses gestes lents et dont l'aisance vocale et la façon naturel dont le son sort de sa bouche laisse sans voix. 

Les Australiens font leur show en toute simplicité. Du côté de chez Benjamin Baret, Matt Klavins et de leurs guitares sans tête, ça gratte vite et bien. Brendan Brow assombrit le jeu de sa basse alors que Daniel Presland martyrise ses fûts et que Tim Charles, entre deux lignes de chant, égare ses pensées sur les cordes de son violon. Chaque morceau est joué avec la plus grande précision et la plus grande implication. Parmi les titres effectués se trouvaient entre autres Devour Me Colossus (Part I): Blackholes , Of Petrichor Weaves Black Noise, Curator, Painters of the Tempest (Part II): Triptych Lux ou encore And Plague Flowers the Kaleidoscope.

 

 

Un seul mot ( si l'on peut le qualifier comme tel ) ne m'a échappé une fois le concert terminé, rien qu'un "wouahhhh" admiratif qui résume parfaitement la prestation de Ne Obliviscaris. Mon grand coup de coeur de cette édition 2015 !

 

 

BloodyValentine

 

 

Ne Obliviscaris : https://www.facebook.com/NeObliviscarisBand

Motocultor Festival : motocultor-festival.com

Photos Yo Lateigne ( House Song & Culture Extrême ) : https://www.facebook.com/pages/House-song/575881362496250?fref=ts

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