Festival On A Plus 20 Ans @ Espace Herbauges

Le bal des furieux

Si je te dis Banane Metalik, Lofofora, Tagada Jones, Les Wampas et même, Le Bal Des Enragés ? Tu me réponds ? Tu me réponds que toi aussi tu étais présent samedi soir au festival On A Plus 20 Ans, organisé par les rennais de Tagada Jones, aux Herbiers ( 85 ). Et tu ajouteras je l'espère, que tu en as pris plein la gueule. Pour nous c'était le cas, on a donc décidé de t'en parler un peu plus en détails juste ici...

 

Il y a tant de choses à dire au vu de la qualité de l'affiche, que le temps risque de nous manquer si l'on revient sur chaque petit détails. Aussi, ayant du faire un choix, nous n'avons pas suivi tous les concerts assez attentivement pour te détailler le show de chaque groupe. Mais pas de panique, on a quand même gardé sous le coude de quoi te faire baver d'envie...

 

Pour nous la soirée a commencé avec le deuxième nom de l'affiche, les immanquables Lofofora. Reuno et sa bande, comme à leur habitude, ont livré une performance virulente et impitoyable. Pas de quartier pour les premiers rangs, qui se sont pris en pleine poire des titres crachés tel le venin du serpent, jetés à pic avec la rapidité et la précision de l'aigle, et la force des titans. Optant pour une setlist homogène, le groupe a gavé ses furieux de titres tous plus attendus les uns que les autres, Le Fond Et La forme, un classique, Les Gens, un inratable, Pornolitique, Pyromane, Adolescent attardé, et j'en passe. La soirée commence à peine que le séisme Lofofora propage ses ondes en vagues meurtrières jusqu'au fin fond de la salle ( qui affiche d'ailleurs complet, une fois de plus ! ). Le set, taillé pour le live, ne laisse aucun répit aux foules, ni trop court, ni trop long. Reuno parle, il communique plus que jamais avec son public, déversant ses vers enragés à un auditoire réceptif à souhait. Puis les lumières s'éteignent...

 

Malgré le nombre de musiciens présents ce soir, tout s'enchaîne avec une facilité déconcertante, aucune balance ne s'éternisera, à peine le temps d'aller remplir nos gobelets qu'à nouveau déjà les lumières s'éteignent...

 

Ce sont les hôtes du jour, les très attendus Tagada Jones qui prennent la relève et viennent raviver un public que l'on peine à éteindre. L'éternel magnéto lancé, un frisson électrique parcours l'assemblée, les barrières peinent déjà à rester debout, alors que le groupe n'a pas encore fait son entrée.

C'est une introduction désormais connue qui ouvre les hostilités, puisque retentissent les premières notes du titre De L'Amour Et Du Sang. De quoi réveiller les derniers endormis. La foule se tasse, se bouscule, tourne, pousse, saute, vole... Pas un titre n'épargne les enragés du premier au dernier rang. Si la setlist reste convenue, elle n'en demeure pas moins efficace ! Les paroles sont scandées haut et fort aux quatre coins de la salle, de Je Suis Démocartie, A Karim et Juliette, Yec'Hed Mad, Vendetta, Liberticide, Tout Va Bien, Pavillon Noir, Le Feu Aux Poudres, … sans oublier Cargo.

 

Puisque nous voilà éprouvés, dégoulinants de sueur et de bière, c'est Didier et ses chers Wampas qui prennent le relais. L'occasion rêvée pour nous de laisser le premier rang aux amateurs, et filer prendre l'air...

 

Minuit quarante cinq, la fatigue se fait sentir, mais la flamme qui brûle dans la fosse refuse de s'éteindre. Maintenu par l'adrénaline, le public n'attend plus qu'une chose : le bal.

Si ils ont ( pour la plupart ) déjà joué ce soir, côté scène aussi l'énergie est toujours présente. La fin de soirée sera des plus mouvementée, les reprises s’enchaînent dans une ambiance folle, alliant humour et rock à la perfection. Tous les plus grands hits y passeront, de Killing In The Name ( Rage Against The Machine ), à The Beautiful people ( Marilyn Manson ), sans oublier If the Kids Are United ( Sham 69 ), Enfants De Cayenne ( pour un hommage digne de ce nom à Schultz ), Smells Like Teen Spirit ( Nirvana ), Enter Sandman ( Metallica ), Nazi Punk Fuck Off ( Dead Kennedys ), A Bas La Hierarchie ( Stupeflip ), et bien d'autres. Peut-être un peu trop même, car après cinq concerts plus exceptionnels et éprouvants les uns que les autres, la fatigue prend finalement le dessus vers 2h du matin, et la salle se vide petit à petit alors que le bal n'est pas terminé.

 

Que retenir de tout cela ? Tant de choses que l'on ne sait pas par où commencer. Une affiche d'exception, une organisation top niveau, une ambiance de folie furieuse. Bref, une soirée qui n'était à rater sous aucun prétexte. Et toi, tu y étais ? Raconte-nous !

 

 

 

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