Defeater @Hellfest2015

Un conteur sachant conter ...

Comme pour tout bon Hellfest, un petit tour par la Derek ArchambaultDerek Archambault Warzone s'impose ! Et cette année, il y a un groupe que je ne pouvais tout simplement pas louper. Après un passage annulé en 2014 suite à une opération chirurgicale, le quintet fraîchement débarqué de Boston, Defeater, s'est enfin produit à Clisson. Tu te doutes donc que je ne suis pas passée à côté et que je t'ai ramené quelques souvenirs !

 

 

 

Pour tout te confier, c'est par ce concert que j'ai entamé mon pèlerinage, et que demander de plus ?! Les américains tant attendus ont-ils été à la hauteur ? Cette fois-ci je n'ai pas eu besoin de camper devant la scène pour avoir mon premier rang si longuement espéré. Retour donc sur leur prestation.

 

Defeater, tout d'abord,c'est quoi, c'est du hardcore mélodique. C'est aussi 3 albums depuis la formation du groupe en 2004, certes c'est peu mais chacun d'entre eux repousse les limites de la maîtrise et du perfectionnisme, alliant la brutalité du hardcore et les lignes aériennes de ses guitares si soignées . Mais parlons un peu du concert car je pourrais bien m'égarer et te sortir une copie double rien que sur leurs textes ! Le concert donc, et bien que te dire de plus que ça a envoyé sévère ? Le groupe a enchaîné ses titres les plus efficaces, Bastards, Cowardice, No Relief, A Wound and a Scar,etc... et même une reprise de Birds In Row.

Côté ambiance, c'est assez particulier, on est bien loin des groupes tels que Rise Against, Hatebreed et compagnie qui ont foulé le sol poussiéreux de la warzone avant eux, mais Defeater nous plonge dans une atmosphère prenante et presque planante. Derek déverse ses histoires de sa voix écorchée tel un véritable conteur et capte son auditoire dès la première phrase, alors que ses acolytes semblent totalement perdus au plus profond de leurs instruments. Il est 15h et voici la warzone plongée dans une aura aussi lourde que le soleil de plomb qui pèse sur nos épaules.

 

Jay MaasJay Maas

Si Defeater, de part son écriture si particulière, peut être considéré comme un « groupe concept », il n'en faut pas moins oublier qu'un concert n'est pas un art qui se doit d'être aussi mécanique qu'un riff de guitare, et même si le groupe n'hésite pas à s'adresser à son public, une certaine distance -peut-être justifiable par leur profonde implication musicale- se fait sentir.

 

Pour résumer, Defeater a fait ce qu'il sait le mieux faire : du Defeater. Archambault et sa bande ont conté leurs terribles mots sur des notes planantes, et la foule s'est perdue au cœur de leurs mélodie jusqu'à ce que la dernière note ne résonne.

 

 

Defeater « Cowardice » :https://www.youtube.com/watch?v=cynnKMpuY-Y

Youtube :https://www.youtube.com/user/DefeaterVEVO

Facebook :https://www.facebook.com/defeaterband

 

 

BloodyValentine

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