Dagoba @Le Ferrailleur

Dagoba : la nouvelle machine de guerre phocéenne

C'est désormais pour nous une habitude, lorsque les nuits d'hiver se profilent à l'horizon, nous nous réfugions dans la chaleur familière du ferrailleur. Une fois n'est pas coutûme, nous en sommes revenus la tête pleine de souvenirs à vous partager. En ce vendredi 27 novembre, c'est au son des Marseillais de Dagoba que nous avons passé la soirée. 

 

 

Après une première partie qui aura eu le mérite de réchauffer les plus frileux vient l'ultime moment de tension : le rideau noir. La foule scande le nom des poids lourds du metal français un bref instant puis les lumières s'éteignent... 

Dagoba. La simple prononciation de ce nom électrise les foules kes plus taciturnes. Une fois de plus la petite salle du Ferrailleur affiche complet et le public n'attend qu'une seule choses, se donner corps et âmes au rythme de la musique.

 

Alors que l'incontestable Franky Costanza s'installe derrière ses fûts, un mouvement de foule se propage, prémice d'une déferlante de moshpit et autres wall of death ( tant attendus ) sur la petite salle nantaise. Les musiciens se présentent un à un au son d'un sombre magnéto promettant une nuit mémorable jusqu'au levé de la fameuse aube noire. Puis finalement, c'est au tours de Shawter, plus imposant que jamais, de faire son apparition. Un silence de plomb s'installe et s'il ne dure qu'une fraction de seconde, il parait en réalité s'écouler des heures tant la foule à bout de nerfs n'attend que le signal du groupe pour se jetter les uns contre les autres. 

Il ne faudra pas attendre longtemps pour que les rugissements du leader phocéen ne se répercutent de mètre en mètre, repoussant les murs  de la salle. C'est une horde déchainée qui se soulève au son des meilleurs titres de Dagoba, et si le groupe entend bien défendre sa dernière production Tales of The Black Dawn ( avec des titres tels que The Sunset Curse, Born Twice ou encore Eclipsed ), il n'en néglige pas pour autant ses sorties plus anciennes à l'instar de What Hell Is About (  Man You're Not, White Guy, Things Within... ), Poseidon ( Black Smokers ), ou encore Post Mortem Nihil Est( I Reptile, The Great Wonder, When Winter... ). Et s'il n'est pas interprêté ce soir, la foule entière fait face au Colosse Shawter dont la puissance ( aussi bien physique que vocale ) semble démesurée sur la minuscule scène qui gît sous ses pieds. 

Côté ambiance, vous l'aurez compris si vous étiez présents l'an passé au Hellfest, Dagoba aime les wall of death. Le ferrailleur n'a beau ne pas être plus large qu'un mouchoir de poche, rien ne fait peur aux enragés présents vendredi, et nul doute qu'une bonne nuit de sommeil les a accueilli après autant de remus ménage !

 

Exite le cheval de Troie, la nouvelle machine de guerre phocéenne se nomme Dagoba ! La soirée ne passe que trop vite une fois de plus mais avec l'espoir de remettre ça très vite ! D'autant plus qu'emballé par l'ambiance et l'accueil du public nantais, la promesse est faite, le groupe reviendra l'année prochaine, et pourquoi pas sur deux soirs ? 

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