Carnavalorock 2018

Les 18, 19 et 20 octobre dernier avait lieu la seconde édition marquant le grand retour du festival Carnavalorock en terres briochines. Au programme de cette année 2018, 3 jours de concert et pas moins de 15 groupes à l'affiche... 

 

Le jeudi soir, c'est la salle de musiques actuelles La Citrouille qui a ouvert ses portes à Carnavalorock et son équipe pour une mise en bouche tranquille, placée sous le signe du rock énervé et du blues rythmé ! Les groupes Lane ( Love And Noise Experiment ), Dewaere et Datcha Mandala ont eu le plaisir de lancer les hostilités. 

 

Le vendredi soir, changement de lieu, mais pas d'ambiance ! C'est cette fois-ci à la grande salle de Robien que la soirée bat son plein ! La foule est au rendez-vous, il faut dire que l'affiche promet une soirée remarquable ! 

Pas de perte de temps, à peine les portes ouvertes que The Craftmen Club vient faire vibrer les murs de la salle. S'en suivront les très attendus Pigalle, véritable ovni imprésentable ( et que l'on a d'ailleurs plus besoin de présenter depuis bien longtemps ! ). L'auteur de "dans la salle du bar tabac de la rue des martyrs" n'est pas là que pour défendre son nouvel album "Ballade en Mélancolie" mais bel et bien pour faire passer un bon moment à un public de plus en plus dense. C'est ensuite aux australiens de Radio Birdman de servir un show rock imprégné de sonorités 70s ( période où le groupe se forme ) assumées, chemises trempées et riffs planants seront au rendez-vous au travers de Do The Pop et autres Smith And Wessen Blues. ! Délaissant l'Australie pour des contrée tout aussi ensoleillées, Les Négresses Vertes prennent le relais et transportent la foule au son de leurs plus grands succès Voilà L'Eté, Zobi La Mouche, et tant d'autres. La soirée avance à grand pas et l'avant dernier groupe, non des moindre, prend place... No One Is Innocent, pionnier du rock énervé français et habitué au plancher du festival est de retour pour déverser riffs rageux, groove et messages humanistes. Avec son nouvel album et des titres puissants tel que Ali ( King Of The Ring ) le groupe parvient ( sans aucun mal ) à raviver la foule après quelques soucis techniques et l'heure tardive. C'est enfin Dagoba qui viendra clôturer ce deuxième soir au son de son dernier album Black Nova.  

 

Comme pour tout festival, il faut bien que l'heure du dernier jour arrive ! Et ce sont les 22 Longs Riffs et leur punk rock costarmoricain qui viennent démarrer la soirée. Avec deux albums au compteur, A Bout Portant et Balle Populaire, le quatuor aura eu le mérite de mettre le feu, à domicile, et de réveiller le public dès 18h. Remplaçant les Pussy Riot initialement programmés, Flor Del Fango a ensuite pris le relais, signant leur grand retour ( après une longue pause de près de 14 ans ). Vient sans doute l'heure d'un personnage parmi les plus attendus de la soirée, Phill Campbell, ancien guitariste de Motörhead. Accompagné de ses "Bastard Sons" le musicien réinterpète les plus grands succès de Motörhead et défend les couleurs de son album solo "The Edge Of Absurdity". Autre registre, même envie, c'est au tours des Sherrif de monter sur le ring et d'envoyer à la face du public ses plus grands succès ( A coup de batte de baseball et tant d'autres, repris par l'ensemble de la foule ). Le tableau final sera ce soir-là joué par un des piliers du mouvement metal hexagonal, Black Bomb A. C'est avec un album éponyme tout frais ( sorti une semaine plus tôt ) que le groupe clotûrera cette édition 2018. 

 

Trois jours de concerts d'où ne ressortent que de bons souvenirs, aussi bien du côté de l'affiche, que de l'ambiance, de l'organisation... et s'il fallait réellement agraffé un bemol à ces lignes on pourrait certes mettre en cause les 40 minutes d'attente entre chaque groupe, mais c'est bien là le seul point négatif du week-end ! 

 

 

 

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