The Lumberjack Feedback / Motocultor 2018

A l'occasion du Motocultor Festival 2018 ( qui se tenait à Saint Nolff du 17 au 19 août dernier ) nous avons eu l'occasion de rencontrer Simon Herbaut et Sébastien Tarridec, respectivement guitariste et bassiste de The Lumberjack Feedback. Le groupe ouvrait le festival, nous en avons donc profité pour parler de ce concert mémorable mais également de leurs projets futurs...

 

1/ Salut les gars comment allez-vous? 

Simon & Sébastien: Et bien aujourd’hui ça va très bien ! Il fait un temps idéal !

 

2/ Cette année vous ouvriez le festival, comment s'est passé le concert? 

Simon: Super ! Légitimement on peut toujours craindre de jouer devant peu de monde en ouvrant un tel événement mais il se trouve que c’était plein donc on est super satisfaits et rassurés de ça ! En plus le public a été génial avec un concert dans de bonnes conditions donc voilà on est contents.

 

3/ Avez-vous vu quelques groupes aujourd'hui ou bien avez-vous l'intention d'aller en voir? 

Simon: J’aurai aimé voir Svart Crown que j’ai loupé, je veux aller voir Ultra Vomit parce que ça me fait toujours mourrir de rire et sinon on va se faire Ministry, Young Gods,Devildriver...

Sébastien: Young Gods surtout que j’ai vu il y a quasiment 20 ans, j’ai bien envie de les revoir maintenant !

 

4/ Parlons un peu plus de The Lumberjack Feedback, vous étiez en studio en mars, du nouveau depuis? 

Simon: C’est fini depuis 10 jours !

Sébastien: On s’est pas étalés en studio, c’est un album que l’on prépare depuis maintenant un an , un an et demi, et là je te parle vraiment du début depuis l’élaboration des idées jusqu’à l’aboutissement, fini d’enregistrer. Cet album on l’a enregistré en mars en 2 semaines environ, et depuis ce temps là on travaille sur le son. Ça prend énormément de temps parce qu’on est très pointilleux, on fait tout nous même en collaboration notre ancien batteur de electric box studio, donc tu vois on sait exactement ce qu’on veut et ce qu’on veut pas. On a des idées très précises on est très pointilleux sur chaque chose et suivant les différentes étapes ça prend énormément de temps. Là on vient de finir une étape qui s’appelle la sommation, c’est un peu technique et le mastering devrait être fini avant la rentrée tu vois. Ça nous a pris un an et demi du début à la fin du processus.

Simon: Et il est pas encore sorti !

Sébastien: Après on travaille tous aussi alors un mix ça prend du temps, il faut caler nos emplois du temps aussi ! Ça prend effectivement du temps si on veut le faire comme on l’a fait mais le résultat, pour nous, est là !

 

Et justement alors face à ces difficultés, cet album vous l’avez enregistré tous ensemble ou bien chacun a travaillé de son côté et vous ne vous êtes réunis que pour les étapes les plus importantes ?

Simon: Non on a enregistré tous ensemble, moi j’ai intégré le groupe il y a 8 mois, on se connaît depuis longtemps et on joue dans une autre formation ensemble. Le précédent guitariste a décidé de partir et je suis rentré dans The Lumberjack pile poil à ce moment là, c’est à dire que les morceaux existaient, il y avait les carcasses, les riffs, les structures, et il fallait amener toute la deuxième guitare, c’était super intéressant pour moi c’était un challenge génial ! A partir de là on a beaucoup répété pour que tout se mette en place et ensuite l’enregistrement s’est fait très vite au final! On savait ce qu’on avait à faire et comment on devait le faire. On a enregistré de telle manière que tout ce qu’il y a sur le disque on peut le faire devant vous quoi.

Sébastien: Oui y a pas d’artifice, on va pas rentrer dans les détails non plus mais tout ce que vous allez entendre sur cet album, même les choses les plus dingues ( il y a des trucs qui surprennent ), tout est fait avec les guitares, il n’y a pas quelqu’un en plus , il n’y a pas une machine qui devrait être sur scène pour lancer des choses qu’on ne peux pas faire.

 

David (photographe pour le magasine Deadalus): C’est presque de l’artisanat !

 

Sébastien: Oui, c’est pas faux, des fois tu vois tu écoutes des albums et en live tout ne peux pas se reproduire et là... tout ce qui s’apparente à des samples, ce sont des choses qu’on joue! On s’est donné des défis un petit peu!

 

Au final pour le travail accompli, un an et demi ce n’est pas si long que ça !

Simon: Non je ne pense pas que ce soit lent un an et demi pour quiconque de toute façon, du point zéro à la fin je ne pense pas que ce soit long. 

 

 

5/ Sur votre précedent album on ressent énormement le côté metal. Vous abordiez à ce sujet une envie d'évolution, de fuir la routine... On peut donc s'attendre à encore plus de changement avec ce nouveau disque? 

Simon: A 2000% c’est exacte c’est ce qu’on a fait! Alors pas en allant plus Metal forcément, on ne va pas non plus dévoiler le truc, ça serait bien que vous découvriez l’orientation même si ça reste The Lumberjack Feedback, il n’y aura pas de bouleversement majeur mais il y a des choses qui changent, à cause de mon arrivée d’ailleurs ! Le musicien que j’ai remplacé avec sa patte, j’ai la mienne, il y a des choses qui viennent naturellement comme ça donc ouais il y aura des choses différentes dans l’ambiance globale du disque. Mais vous le découvrirez le moment venu!

 

Et justement par rapport à ton arrivée, tes influences sont différentes du reste des membres du groupe?

 

Simon: Oui forcément mais après je connais le groupe depuis longtemps je le suivais aussi en temps que spectateur assidu...

Sébastien: Oui c’était un proche du groupe aussi tu vois...

Simon: Voilà on se connaît bien dans la vie de tous les jours depuis longtemps aussi mais je pense que si Simon et les autres membres du groupe m’ont demandé de venir aussi c’est qu’ils aimaient bien. On a une autre formation où l’on joue aussi x mais c’est plus stoner et c’est très con mais sans rentrer dans la technique il y a des choses que j’aime bien faire avec mes instruments et dont j’ai parlé aussi à Simon et qu’il avait envie d’amener dans le groupe. Tout ça bien mélangé fait que ça s’est très très bien passé et qu’on a obtenu un son qui ne sera pas à des kilomètres du précédent album mais qui a des différences aussi! Et notables quand même... 

 

 

 

6/ Le côté visuel de votre musique est omniprésent, cela passe aussi par les clips. Comment les travaillez-vous? Qui vient en premier, la musique ou le concept? 

Sébastien: Des clips on en a pas mal du coup. Par exemple le tout premier clip qu’on a sorti c’était vraiment un truc où je me suis dit bon, il nous faut un clip mais vu que le groupe n’est pas du tout connu il faut qu’on mette en avant nos points forts. Donc on a essayé de s’imaginer comment on pourrait retrouver cette puissance du live dans un clip car c’est ce qu’on essaie toujours de retrouver dans un album. Donc je le suis imaginé un truc où on jouait et une caméra tournait autours de nous tu vois. On distinguait très bien tous les membres du groupe et tu voyais la personnalité de chacun, la puissance du son et de tout le monde. A chaque fois au niveau du visuel on réfléchit beaucoup beaucoup à tous ces trucs là car il s’agit pas de faire un clip pour dire on a fait un clip quoi. Il faut que ça nous serve et que ça fasse plaisir à la personne qui le regarde aussi !

 

7/ D'ailleurs en parlant de clips, dans le dernier en date on retrouve le Shaman présent sur la pochette de l'album. Est-ce un personnafe récurent au groupe ou appratient-il uniquement à l'ère Blackened Visions? 

Simon: Il va rester à cette ère là !

Sébastien: L’idée nous est venue en fait parce qu’on assistait à un ciné concert sur un festival et on s’est dit tient ça serait bien de faire un ciné concert aussi, on a poussé le concept un peu plus loin en se disant qu’on pouvait faire totalement l’inverse, c’est à dire pas improviser de la musique sur des images, mais improviser des images sur notre musique. On a proposé ça à un réalisateur qui était vraiment enthousiaste à l’idée de le faire et il s’est dit on va le faire un peu à l’instar de votre musique, on va faire un film muet. Donc on a fait le truc avec des vieilles caméras, tout ça, c’est ce qui donne vraiment cette ambiance vieux film et avec toujours cet univers qu’on a ! Récemment on a sorti un autre clip où on est dans un studio, on joue un morceau avec une teinte rouge. On est tout en rouge. Et encore une fois l’idée est venue parce qu’on se voyait pas être juste là comme ça, il fallait ajouter quelque chose et cette teinte rouge ça donnait quelque chose de bizarre sur les visages , les instruments n’avaient plus la même couleur, tout était unifié mais en même temps ça rendait certains détails un peu plus durs à comprendre dans l’image, c’était intéressant ! 

 

8/ Voulez-vous ajouter quelque chose pour conclure? 

Simon: On peut juste dire sans trop en dévoiler qu’on est contents aussi de tout ce qui est artwork du prochain album et que si ça t’a plu ce que tu as vu sur les précédents albums ça devrait te plaire aussi !

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