Portrait: Alexis / Mezcla

1/ Est-ce que tu peux nous présenter ton parcours musical ?

 

J'ai commencé à jouer en autodidacte à l'âge de 16 ans sur une guitare classique de mauvaise qualité.

Je voulais faire du metal et reprendre les riffs des groupes que j'adorais et que j'adore toujours, d’ailleurs.

Deux ou trois ans plus tard, je me suis pris d'intérêt pour la guitare flamenca en écoutant les vinyles de mes parents.

 

Ce n'est qu'à l'âge de 22 ans que j'ai enfin pu me payer des cours avec un professeur de flamenco. J’ai suivi ces cours pendant un an et appris à travailler rigoureusement avec un métronome. Cependant, je m'exerçais toujours à la guitare électrique et me mettais un peu à la composition et à arranger des morceaux au sein de Dicyal, mon premier groupe, que nous avions fondé avec mon frère et deux autres copains.

Une démo quatre titres intitulée "Bird of Moral Prey" voyait le jour en 1999.

 

Par la suite j'ai changé de professeur de flamenco et fait deux stages avec Manuel Granados, un grand théoricien et pédagogue de la guitare Flamenca.

 

A 26 ans j'ai pris des cours d'harmonie et de composition pendant un an de manière à être autonome dans la création de morceaux.

J'ai, par la même occasion, laissé tomber mon premier groupe et réalisé 5 compositions personnelles afin de démarcher des musiciens réellement motivés et compétents.

 

C'est en 2003 que nous avons fondé Mezcla avec mon collègue Geoffroy.

Nous avons peiné à trouver des membres stables et à la hauteur de ce que nous voulions faire.

 

Cependant, notre premier disque de 4 titres, Hermanos de sangre, sortait en janvier 2008. Puis il y a eu un album, Salir sin pagar, fin 2010, un autre album en acoustique, La victoria de la vida, en février 2014 et un troisième disque intitulé Metalmorfosis en 2016, qui nous a valu une signature avec le label Music records.

 

Avec Mezcla, j'ai fait un bon nombre de concerts et notamment en ouverture de groupe comme Tagada Jones, L'esprit du clan, Killers ou Adx.

 

 

2/ Qu'est-ce qui t'as poussé à faire de la musique ?

 

Ce sont particulièrement les riffs de Metallica et de Slayer qui ont motivés ma démarche au départ.

Par la suite, j'ai découvert le death-metal avec des combos comme Morbid Angel, Loudblast et Death qui ont achevé de me convaincre dans ma détermination.

 

 

2Bis/ Si tu devais faire autre chose, qu'aimerais-tu faire ?

 

J'ai toujours été fasciné par l'étude du passé de la vie sur terre.

La paléoanthropologie et davantage la paléonthologie m'intéressent énormément.

J'ai également pris goût à l'entomologie au cours de l'écriture de notre dernier album qui traite précisément de ce sujet...

 

 

3/ Quels sont les musiciens qui t'ont le plus marqué/influencé ?

 

Voici les principaux : Mille Petrozza, Chuck Chuldiner, mais aussi James Hetfield, Stéphane Buriez et Max Cavalera.

 

Ce sont surtout des chanteurs/guitariste qui m'on fait rêver et donner envie de jouer et de chanter.

 

Je ne peux pas envisager de jouer de la guitare sans utiliser ma voix. Pour moi, les deux sont indissociables.

 

 

4/ Est-ce que tu te souviens du premier CD/disque que tu as acheté ? C'était quoi, dans quel contexte, tu avais quel âge ?

 

Je m'en souviens aussi bien que de la première fois que j'ai fais l'amour ;)

C'était le Live After Death de Iron Maiden.

 

Je l'ai acheté d'occasion à un voisin qui prenait le bus avec moi et qui aimait plus le rock que le heavy. J'avais 16 ans et j'ai adoré ce disque.

 

 

5/ Quel a été ton premier instrument ? Dans quel contexte, tu avais quel âge ?

 

Mon premier instrument à été la flûte à bec qui nous était imposée à l'école primaire.

Je trouvais ça barbant et cela n'a pas du tout contribué à éveiller le musicien qui sommeillait pourtant en moi.

 

 

 

6/ Tu dois partir avec sur toi un seul et unique album, lequel et pourquoi ?

 

Ce serait sans aucun doute Season in the Abyss de Slayer.

 

C'est l'album que j'ai le plus écouté de tous et je ressens le besoin de le réécouter régulièrement. Ce disque est pour moi un chef d'œuvre inégalable.

 

Les riffs sont extrêmement innovants et chaque morceau possède sa propre identité. Je trouve que tous les titres s'enchaînent merveilleusement et très judicieusement, les tempos y sont variés et les structures à chaque fois différentes.

 

Rien n'a été laissé au hasard sur cet album qui ne souffre d'aucune faiblesse.

Quant au talent des quatre musiciens, il est tout simplement hors norme.

Les riffs de Kerry King et Jeff Hanneman sont à la fois tranchants et parfaitement ciselés.

 

Le chant de Tom Araya comporte une palette d'émotions très riche avec des teinte entêtantes et malsaines, agressives et parfois même mélancoliques.

 

Le tout est emmené par la force et le génie incroyable de Dave Lombardo qui réalise l'exploit de faire en sorte que cet opus peut s'apprécier sur un second plan en écoutant uniquement les parties de batteries tant elles sont techniques mais surtout incroyablement musicales. Grâce à une inspiration qui semble intarissable, il jongle avec les riffs et semble s'amuser en les accompagnant à chaque fois d'une façon différente

 

Pour terminer, j'apprécie beaucoup la production de Rick Rubin que je trouve sobre et juste. Le son des guitares n'est pas surfait et même plutôt léger dans les basses avec une distortion très légère pour un album de trash metal. Il n'y avait pas besoin de plus.

 

A mon sens, Slayer rend la meilleure copie de sa carrière avec ce cinquième disque très pertinent.

 

Quel culot de ne pas avoir fait figurer ni le logo du groupe ni le titre de l'album sur le devant de la pochette !

 

Le bouche à oreille suffit largement quand on a de la notoriété...

 

 

 

7/ Avec quel(s) musicien(s)/groupe(s) rêverais-tu de jouer ?

 

Je rêve de continuer à jouer avec mes trois collègues et de faire le plus de concerts et d'albums possibles.

 

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