5 Questions à... Warfield

" Tu tombes dans l’excès quand tu ne te reconnais pas dans ce que tu as créé." 


Nous te l'avions promis, le "5 questions à..." fait son grand retour ! Pour ce 8è article, nous avons eu la chance de poser nos questions au groupe réunionnais Warfield. Nous te laissons donc découvrir ( ou redécouvrir ) le quintet dans ces quelques lignes...  

Warfield

 

1/Warfield, vous êtes un groupe originaire de la réunion, on imagine tout de suite le décors à en faire baver les cartes postales, le sable et le soleil, mais rarement le son de grosses guitares. Quelle place occupe le metal sur l'île ?

Warfield: La Réunion c’est un tout petit territoire. Le métal à la Réunion est un style underground comme dans beaucoup d’endroit sur le globe. Il y a une scène active qui organise des événements dans les bars, les cafés concerts et des salles de spectacle. Beaucoup d’événement majeur se font en collaboration avec la scène punk.

 

2/Vous semblez très attachés à vos racines, que ce soit par le rythme ( vous citez notamment le « Maloya » ), que par les sujets abordés dans vos paroles ( titre « Evil We Breath » ). Lorsque vous parlez de votre musique, vous la qualifiez même d' « Extrême Tribal Metal ». Pouvez-vous nous en dire plus sur ces influences traditionnelles ? 

Warfield: L’arrivée du maloya dans certaines de nos compositions s’est fait très naturellement. Le maloya est basé principalement sur un rythme ternaire mais existe aussi en binaire. Le métal ternaire «ça déchire». Plusieurs groupes ont déjà fait l’expérience de riff ternaires influencés par le blues ou le jazz. Des musiques «héritage de l’esclavage» toute comme le maloya. On a tout de suite vu le potentiel du mélange. On sait d’où on vient, forcément on sait où on veut aller... Quand tu fais du métal avec tes tripes,forcément tes compos seront façonnées par ton présent et ton passé ... ton histoire, c’est ce qu’on fait avec Warfield.

 

3/Ces influences culturelles pourraient vous rapprocher du style de Sepultura ( avec qui vous avez tourné ), mais pourtant les sources d'inspirations que vous citez sont tellement vastes que l'on a pu vous voir en concert aux côtés de groupes comme les Washignton DeadCats ( Psychobilly ) ou encore The Butcher's Rodeo ( hardcore ).Entre créer un univers nouveau, et amasser les clichés stylistiques, la frontière est mince. Comment faites vous la part des choses pour ne pas tomber dans « l'excès » ?

Warfield: Nous n’avons pas pour objectif de créer un univers nouveau, notre métal nous ressemble. Nous sommes motivés par le GROS SON, si «ta nouvelle compo» ne fait pas bouger, ne créée aucune dynamique,énergie ou émotion, alors il faut passer à un autre projet de compo. Tu tombes dans l’excès quand tu ne te reconnais pas dans ce que tu as créé.

 

4/Vous êtes actuellement en pleine préparation de votre deuxième album, est-ce qu'il y aura des changements majeurs par rapport au premier ou est-il encore trop tôt pour se prononcer ?

Warfield:Oui,forcément il y aura du changement. Cinq ans sont passés entre 1848-San mélé et la nouvelle «galette». En cinq ans, nous avons eu le temps de nous trouver (voir de nous retrouver) musicalement. Ily a de belles surprises en tout cas, avec notamment l’implication d’une personne de marque, un pionnier du métal français ; pour qui nous avons beaucoup de respect. Mais nous aurons l’occasion de revenir plus longuement sur la sortie du prochain album j’en suis persuadé.

 

5/Si vous deviez choisir un seul et unique groupe avec qui vous aimeriez tourner, lequel serait-il ?

Warfield: Il est impossible pour nous de répondre à cette question car dans warfield, nous sommes cinq musiciens avec des influences personnelles différentes.

 

Warfield "Evil We Breath" https://www.youtube.com/watch?v=hUO4r1UO_xE

Et pour retrouver le groupe sur Facebook c'est par ici : https://www.facebook.com/Warfieldmusic?fref=ts

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