5 Questions à... U-Bilam

Ce samedi 28 octobre avait lieu la toute première édition du Crossroad Fest organisé par Music-Records à Cholet (49). Pour l'occasion nous avons eu la chance de discuter avec les différents groupes à l'affiche, dont U-Bilam.

 

1/ Vous allez bientôt monter sur scène, comment vous sentez-vous ?

 

Clément: On est sereins on attend que ça arrive et puis voilà

Loic: Pas de problème technique pendant les balances alors à partir de là...

Stephen: On va s'amuser on va faire notre musique et c'est le principal.

 

2/ Vous venez de sortir un EP nommé « Evolution Of Mind ». Il se déroule en plusieurs étapes selon un schéma précis. Peut-on parler d'un concept album ?

 

Stephen: Un album concept ouais, c'est justement l'objectif qu'on a eu au départ. On a eu envie déjà de créer un EP, mais aussi de créer un univers en même temps, de créer une histoire dessus. Après on voulait pas créer seulement une histoire on voulait créer, comment dire, une émotion. Donc on est partis sur une histoire d'étapes, les cinq phases du deuil. Chaque étape a été expliqué de par ses paroles mais aussi dans l'instrumental en lui-même, l'émotion et l'histoire racontés en même temps.C'est un album concept qui va continuer avec la suite.

 

3/ Quelles sont les difficultés de ce type d'écriture ?

 

Clément: déjà musicalement on a énormément galéré parce qu'il fallait vraiment que les compos collent avec l'histoire et en parallèle les différentes phases.

Stephen: Voilà en fait il fallait composer des sons, on avait vraiment la volonté de faire quelque chose d'énergétique, par exemple on ne pouvait pas mettre la même puissance dans le déni, la colère, la dépression, l'acceptation, ça a vraiment été un gros travail. Mais quand on parle de gros travail c'est pas que l'écriture, mais aussi les sonorités. Il y a eu un gros travail dessus, sans compter les paroles aussi. Ca a été vraiment compliqué de créer une histoire qui allait se suivre vraiment d'un point A à un point B sur cinq morceaux en gardant une cohérence. Je voulais aussi qu'il y ai une double lecture, qu'on ressente directe l'émotion dans son ensemble mais que séparément on comprenne.

Clément: Et je dirais que la dernière difficulté ça a été les sample en fait. On a vraiment décidé de pousser le concept et d'aller plus loin. Déjà de pars nos influences, y a énormément d'électro, y a du hardcore, du djent, du deathcore, y a eu de tout...

Stephen: C'était pas non plus intentionnel on voulait pas mettre ça et ça et ça... ça s'est condensé naturellement.

Clément: Mais c'est la mise en place qui a été dure.

Loic: D'où le travail sur les sonorité en fait parce que du coup on avait énormément d'idées mais on ne pouvait pas tout mettre. C'est le plus gros travail au niveau du son je pense. Et sortir un cd c'est une chose mais il faut savoir que ce qu'on joue en live c'est exactement la même chose.

Clément: En fait on a un live qui est hyper compliqué mais en même temps très simple, c'est à dire qu'on le connaît par cœur, c'est toujours le même mais la complication c'est le côté humain parce qu'on a une guitare qui est complètement samplée suite à une galère avec un guitariste. Donc il faut suivre cette guitare samplée.

Loic: En fait nous quand on fait un live tout est chronométré absolument partout tout le temps. Le son commence à l'instant T et à partir de là il faut se débrouiller pour arriver exactement au bon sinon c'est tout le live qui est par terre. Il faut gérer les morceaux, les départs, les arrêts, mais aussi quand Stephen parle entre deux titres, on s'efforce de faire quelque chose de naturel mais avec la contrainte que tout doit être calculé. On a appris à évoluer là dessus et finalement c'est une méthode de travail qui nous va plutôt bien.

 

4/ Vous aviez déjà sorti quelques titres il y a un an ( Pay Day, Your Last Breath, Brace Yourself). Comment a évolué le groupe depuis et quel rôle Music-Records a joué dans cette évolution ?

 

Stephen: Et merde... (rires)

Clément: C'est pareil en fait c'est compliqué parce que j'avais enregistré ses titres là y a un an, dans le salon avec des cartes son, c'était n'importe quoi...

Loic: Ca a été nos premiers essais d'enregistrement en soit...

Clément: C'est ça on s'est dit bon il faut qu'on sorte des sons, il faut que les gens puissent nous reconnaître. Du coup l'histoire avec Music-Records en fait c'est que je suis ingénieur du son au studio de Music-Records « Track Down Music » et suite à ça j'ai enregistré et mixé l'EP par mes propres moyens et ça a permis une évolution car j'ai fait une école de son entre temps. Après je pense que niveau compos ça évolue comme tout le monde... Il faut qu'on s'affirme avec le temps. C'est à dire qu'on faisait des choses relativement hardcore....

Loic: C'était surtout très décousu au niveau des styles. En fait à l'époque sur les anciens morceaux c'était un morceau typé tel genre, un morceau tel genre etc... On s'est dit on va se calmer on va essayer de trouver un style qui nous correspond. Et là du coup sur l'EP on a vraiment fait un mélange de tout ça.

Clément: Et là tous les morceaux on sent que c'est vraiment nous.

Loic: en fait au fur et à mesure de l'écriture on a appris à se reconnaître, on a beaucoup travaillé sur la compo et jusqu'à l'envoie et au mixage il s'est passé deux ans mais c'était nécessaire. Ce qui va vraiment se passer à l'avenir c'est qu'on va continuer dans cette voie là, on va peut-être pousser encore le vice mais continuer à faire ce qui nous plaît.

 

5/Quelle est la suite pour le groupe ?

 

Stephen: Dans l'avenir proche ça va être de faire vivre l'EP et essayer de travailler sur d'autres choses plus tard comme un album.

Loic: Pour l'instant on va surtout se poser car on a beaucoup travaillé sur cet EP et on relève juste la tête. On s'est concentrés on a pas fait de scène entre temps là on y revient juste, on va s'amuser et en profiter. On s'est fait limite un régime militaire pour l'enregistrement, on s'est coupés de tout, là il vient de sortir alors on souffle un peu. On était en immersion on l'a pas fait écouter à beaucoup de personnes alors il faut voir maintenant si ça plaît.

Stephen: Jusque là ça va on nous a pas trop craché dessus !

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