5 questions à... Mezcla

Ce samedi 28 octobre avait lieu la toute première édition du Crossroad Fest organisé par Music-Records à Cholet (49). Pour l'occasion nous avons eu la chance de discuter avec les différents groupes à l'affiche, dont Mezcla... 

 

1/ Vous êtes des musiciens avec un parcours « sérieux » / « classique » (vous êtes passés par différents instituts tels que la Music Academy Internationnal). Pourquoi avoir choisi le metal ?

Guillaume Poyet: C'est par passion tout simplement. Pour Thibaud et moi qui sommes les plus jeunes c'était avant tout une passion et c'est un style de musique qui au final allait bien dans ce qu'on étudie comme c'est assez technique et exigeant ça allait de paire avec les cours de devoir y aller à fond. De mon côté c'était comme ça et c'est vrai que ça a un côté défoulant. On choisi pas ça vient comme ça.

Alexis Munoz: Moi c'est le metal qui m'a donné envie de faire de la musique parce que je trouvais que ça allait vraiment à contre courant de ce qui était diffusé à la radio et à la télévision -y en a marre à force- et quand j'ai entendu Iron Maiden, Metallica, etc, j'ai eu tout de suite envie de faire pareil.

Geoffroy Garraut: Moi aussi c'est toujours le style que j'ai voulu pratiquer en priorité même si je joue d'autres styles de musique en fait, mais c'est sûrement ce style là qui m'a donné envie de jouer de la guitare, en écoutant Satriani, Iron Maiden aussi...

Thibaud Fernel: Bah moi un peu pareil en fait, je me suis pas trop posé la question, je me suis dit j'adore le metal, j'ai envie de faire ça.

Alexis: C'est plutôt le metal qui nous a choisi en fait...

 

2/ Votre nom Mezcla signifie « mélange », ce qui correspond parfaitement à votre musique puisque vous alliez des influences thrash / death old school avec des consonances hispaniques. Quels sont les pour et les contre d'une telle association ?

 

Alexis: Ce qu'il y a de compliqué c'est que le flamenco est une musique très codifiée, avec des règles très précises auxquelles on ne peut pas déroger sinon on ne fait pas de flamenco. Le mélange avec le metal c'est assez compliqué, il faut le faire par petite dose en essayant de le faire avec goût et avec tacte. C'est pas évident mais du coup c'est intéressant. 

 

C'est peut-être plus le metal qui doit s'allier au flamenco que le flamenco qui doit s'allier au metal ?

 

Alexis: ça peut être les deux dans la façon dont on a composé les morceaux, il y a certaines suites d'accords qui ont d'abord découlé du flamenco et le contraire aussi. 

 

Alexis nous a ensuite donné quelques précisions sur l'histoire du groupe afin d’étayer ses propos...

 

Alexis: Je suis à l'origine de la formation du groupe et je suis d'origine espagnole. J'ai été bercé dans le flamenco et suite à un premier groupe que j'ai eu pendant quelques années, j'ai décidé de ne plus jouer avec les mêmes musiciens et de faire un projet beaucoup plus personnel et je me suis dit pourquoi pas se servir de mes racines. Surtout que j'aime beaucoup la guitare en général et la guitare flamenca c'est vraiment passionnant. Ça a démarré de là, ensuite j'ai rencontré Geoffroy.... [coupé par Geoffroy]

Geoffroy: Je t'ai poussé à continuer dans ce sens là aussi... 

Alexis: Oui oui tout à fait. Au départ on avait même certains textes qui étaient en français, puis voilà... j'aimais pas trop...

Geoffroy: Mais du coup on en a mis un quand même en français sur l'album donc tout va bien (rires)

Alexis: ça a démarré comme ça et puis après en effet faut essayer de trouver son style, il y tellement de groupes de metal...

 

3/Votre musique est efficace et direct, le discours un peu moins puisque vous utilisez beaucoup de métaphores dans vos textes. Est-ce que l'originalité du groupe est un plus qui attire l'attention au delà de la musique, ou bien au contraire un frein à la compréhension des messages?

 

Guillaume: Pour l'instant ça reste quand même un plus au final parce que des groupes de death qui chantent en espagnol il y en a pas beaucoup au final. Là de nom à part Impureza en France j'en vois pas d'autre, et puis ça change, quasiment tous les groupes chantent en anglais, on est en France il y a aussi des groupes qui chantent en français alors pourquoi pas en espagnol. Et puis au final c'est une langue qui se marie plutôt bien parce que c'est une langue assez riche, riche de sons, riche de sens.. La mettre dans le metal, justement avec le growl, ça s'harmonise bien au final.

 

4/Tous les éléments que l'on vient d'aborder on les retrouve sur votre dernier album « Metalmorfosis ». C'est le premier album enregistré avec Music-Records. Qu'est ce que ça a changé pour le groupe?

 

Alexis: Techniquement pas grand chose puisque cet album on l'avait déjà enregistré, on avait déjà tout le support audio avant de rencontrer Music-Records.

Guillaume: C'est plutôt l'autre étape en fait, tout ce qui est promotion et concerts où là du coup il y a changement. Sur la partie création on avait vraiment fait ça de notre côté et on les avait rencontrés il y a deux ans et on venait de sortir l'album en fait. Sur cette étape là on ne sait pas on verra sur les prochains, mais c'est plus sur le côté promotionnel où on fait d'avantage de concerts, on peut se rencontrer entres groupes comme ce soir, par exemple avec Psychoïd et Voice Of Winter on avait déjà joué ensemble deux fois la semaine dernière et du coup ça permet de tisser des liens et de continuer sur ce genre de formules par exemple.

 

5/Pour conclure, quels sont vos futurs projets à court et long terme?

 

Guillaume: On a un nouvel album acoustique qu'on prépare pour le mois de mai 2018. Et on est chacun entrain de faire des nouvelles compos électriques aussi. On en avait quelques unes qu'on avait déjà commencées pour Metalmorfosis mais qui n'ont pas été sur l'album mais qu'on avait déjà travaillées un peu...

Alexis: A court terme c'est vraiment l'album acoustique pour le moi de mai de l'année prochaine. On en a déjà fait un en 2014.

 

Il faut dire qu'un album en acoustique, ça fait ressortir d'avantage les influences du flamenco...

 

Alexis: C'est ça!

Guillaume: Oui et puis ce qui est marrant en fait, c'est qu'il y a un morceau qui marque dans l'album acoustique, parce qu'on le rejoue presque exactement comme en électrique. Au niveau des arrangements c'est presque le même, mais ça donne une toute autre couleur du fait de changer l'instrumentation. Il y a des passages qui sont joués note à note, c'est les mêmes, mais il n'y a pas la même couleur, pas le même esprit alors que c'est le même morceau... 

Alexis: Et puis au delà du fait de pouvoir jouer en acoustique -parce que j'aime beaucoup jouer de la guitare flamenca- ça permet aussi de montrer aux gens -parce qu'on a eu parfois quelques critiques comme quoi on ne sentait pas trop le flamenco- et là pour le coup on les remet en acoustique pour bien montrer que si, c'est central en fait, et c'est plus évident en fait.

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