5 Questions à ... Kerozen

"On peut au moins être fiers de jouer notre musique pour de bonne raisons, comme l'amour qu'on lui porte".                        

 

 

Pour ouvrir le bal de notre toute nouvelle rubrique "5 questions à...", nous avons eu l'honneur de discuter avec Nicolas Blaizeau, charismatique chanteur du groupe de power rock, Kerozen. C'est en toute franchise qu'il a accepté de répondre à nos 5 questions sur son point de vue sur la situation actuelle de la musique extrême dans notre société

 

 

 

En temps que "nouveau" groupe dans la sphère extrême, pensez-vous que les "codes" établis depuis les débuts du genre, soient un tremplin pour se faire une place au sommet ? ( en d'autres termes, doit-on répondre aux normes si l'on veut réussir ?)

 

"Bon alors déjà on est nouveaux sans l'être, vu qu'on a tous déjà pas mal d'expérience derrière nous. Ceci dit, non, je ne pense pas que le fait de suivre à la lettre les codes établis permette quoi que ce soit. Ce qui compte à mon sens c'est la sincérité et l'intégrité. Notre principe est de d'abord commencer à faire ce qui nous plait, et si c'est le cas, il n'y a pas de raison que ça ne plaise pas ensuite au public. Maintenant, de là à atteindre les sommets, il y a bien d'autres choses qui entrent en ligne de compte et ce sont très souvent des choses que les groupes ne maîtrisent malheureusement pas. Si il y avait une recette préétablie pour atteindre les sommets, tout le monde l'appliquerait.".

 

De plus en plus on s’exaspère sur les clichés qui courent ( nous les brûleurs d'églises et autres sacrificateurs de chèvres... ).Pensez-vous que cela puisse avoir une importance sur l'avenir de la musique ( positive ou non ) ?

 

"Là encore, non je ne pense pas, du moins pas sur le long terme.Les personnes qui en viennent à écouter ce genre de musique sont de toute façon des gens plus ouverts que la moyenne, car pour pouvoir la découvrir il faut chercher, se renseigner, pour ensuite trouver ce qui vous plaira dans ce style musical. On tombe rarement dedans par hasard après avoir entendu un morceau à la radio ou après avoir vu un clip à la télé. Donc je ne pense pas que les personnes susceptibles d'écouter ce genre de musique puissent se laisser impressionner par ce genre d'âneries et a contrario je ne pense pas que celles qui n'en écoutent pas en aient quoi que ce soit à foutre. Ça permet juste à M6 de tourner des reportages racoleurs sur les vilains métalleux qui viennent faire peur à la ménagère clissonnaise de moins de 50 ans. Tout ça permet brièvement de faire du buzz mais pas plus.".

 

Dans les succès actuels, on s'aperçoit que les rappeurs et autres "poètes incompris" (hum...) sont adulés. Comprenez-vous l'écart crée dans l'acceptation du metal, et basé sur des rumeurs infondées ?

 

"Je crois que la différence entre le Metal et d'autres styles de musique, le rap pour ne pas le citer, c'est que tu ne peux pas faire du métal de qualité à moindre coût. Que ça soit sur scène ou en studio, le Metal demande des investissements de malade pour obtenir un résultat correct. Du coup on ne trouve pas, ou peu, d'opportunistes dans ce milieu. Au contraire, dans la variété oùle rap le pognon a tout pourri, car il est plus facile de gagner de l'argent à moindre coût. Du coup, l'écart vient plus du côté marketing que d'autre chose. Il est clair que les mags, les radios ou la télé offrent une bien plus grande exposition à ces gens là qu'à nous. Alors d'un côté on peut s'en féliciter car du coup on se sent plus "purs" ou plus "légitimes". D'un autre côté il est un peu frustrant de se dire que le succès n'arrivera presque certainement jamais à cause de ce manque d'exposition. C'est comme ça. On peut au moins être fiers de jouer notre musique pour de bonne raisons, comme l'amour qu'on lui porte.".

 

Et vous, quelle image voulez-vous donner à votre musique ?

 

"C'est difficile comme question parce qu'on n'a rien prémédité à ce niveau là. On s'est juste donné un objectif de départ qui était de faire du rock plutôt accessible avec de gros arrangements vocaux. Le but était de toucher le plus de monde possible et pas forcément des métalleux. Après on essaie de montrer aux gens qu'on joue une musique positive avec des mecs qui sont juste là pour prendre du bon temps sans prise de tête. C'est ce qu'on essaie de faire passer sur le net ou pendant nos concerts et j'ai l'impression que ça fonctionne plutôt bien à ce niveau là. Sur scène on agit comme une bande de pote en faisant en sorte d'y inclure le public qui est venu nous voir en interagissant au max avec lui. Pour le coup on n'a pas vraiment assez de recul pour être certains que ça fonctionne, mais en tout cas, lors de nos concerts le public semble s'amuser, et c'est bien là le principal.".

 

Dernière question, la "Question à 2 balles". Vous avez déclaré il y a peu, être plus boobs que cocks, alors, ils sont cool les premiers rangs de Kerozen ?

 

"En ce qui concerne nos premiers rangs, il va encore falloir qu'on travaille là dessus. Il ne faut pas que les demoiselles hésitent à mettre en valeur leurs atouts à nos concerts ... en tout bien tout honneur bien évidemment. Mais c'est vrai que pour nous c'est plus agréable à regarder que des gros barbus tatoués ... pour finir sur un gros cliché :)".

 

 

Pour retrouver Kerozen c'est par ici : https://www.facebook.com/KerozenMusic?ref=ts&fref=ts

Et Sur Youtube : http://www.youtube.com/channel/UCkN0u52eI73EwrBfEVvqgCw

"On peut au moins être fiers de jouer notre musique pour de bonne raisons, comme l'amour qu'on lui porte".

Pour ouvrir le bal de notre toute nouvelle rubrique "5 questions à...", nous avons eu l'honneur de discuter avec Nicolas Blaizeau, charismatique chanteur du groupe de power rock, Kerozen. C'est en toute franchise qu'il a accepté de répondre à nos 5 questions sur son point de vue sur la situation actuelle de la musique extrême dans notre société.

 

 

1/En temps que "nouveau" groupe dans la sphère extrême, pensez-vous que les "codes" établis depuis les débuts du genre, soient un tremplin pour se faire une place au sommet ? ( en d'autres termes, doit-on répondre aux normes si l'on veut réussir ?)

Nicolas : Bon alors déjà on est nouveaux sans l'être, vu qu'on a tous déjà pas mal d'expérience derrière nous. Ceci dit, non, je ne pense pas que le fait de suivre à la lettre les codes établis permette quoi que ce soit. Ce qui compte à mon sens c'est la sincérité et l'intégrité. Notre principe est de d'abord commencer à faire ce qui nous plait, et si c'est le cas, il n'y a pas de raison que ça ne plaise pas ensuite au public. Maintenant, de là à atteindre les sommets, il y a bien d'autres choses qui entrent en ligne de compte et ce sont très souvent des choses que les groupes ne maîtrisent malheureusement pas. Si il y avait une recette préétablie pour atteindre les sommets, tout le monde l'appliquerait.

 

2/De plus en plus on s’exaspère sur les clichés qui courent ( nous les brûleurs d'églises et autres sacrificateurs de chèvres... ).Pensez-vous que cela puisse avoir une importance sur l'avenir de la musique ( positive ou non ) ?

Nicolas: Là encore, non je ne pense pas, du moins pas sur le long terme.Les personnes qui en viennent à écouter ce genre de musique sont de toute façon des gens plus ouverts que la moyenne, car pour pouvoir la découvrir il faut chercher, se renseigner, pour ensuite trouver ce qui vous plaira dans ce style musical. On tombe rarement dedans par hasard après avoir entendu un morceau à la radio ou après avoir vu un clip à la télé. Donc je ne pense pas que les personnes susceptibles d'écouter ce genre de musique puissent se laisser impressionner par ce genre d'âneries et a contrario je ne pense pas que celles qui n'en écoutent pas en aient quoi que ce soit à foutre. Ça permet juste à M6 de tourner des reportages racoleurs sur les vilains métalleux qui viennent faire peur à la ménagère clissonnaise de moins de 50 ans. Tout ça permet brièvement de faire du buzz mais pas plus.

 

3/Dans les succès actuels, on s'aperçoit que les rappeurs et autres "poètes incompris" (hum...) sont adulés. Comprenez-vous l'écart crée dans l'acceptation du metal, et basé sur des rumeurs infondées ?

Nicolas: Je crois que la différence entre le Metal et d'autres styles de musique, le rap pour ne pas le citer, c'est que tu ne peux pas faire du métal de qualité à moindre coût. Que ça soit sur scène ou en studio, le Metal demande des investissements de malade pour obtenir un résultat correct. Du coup on ne trouve pas, ou peu, d'opportunistes dans ce milieu. Au contraire, dans la variété oùle rap le pognon a tout pourri, car il est plus facile de gagner de l'argent à moindre coût. Du coup, l'écart vient plus du côté marketing que d'autre chose. Il est clair que les mags, les radios ou la télé offrent une bien plus grande exposition à ces gens là qu'à nous. Alors d'un côté on peut s'en féliciter car du coup on se sent plus "purs" ou plus "légitimes". D'un autre côté il est un peu frustrant de se dire que le succès n'arrivera presque certainement jamais à cause de ce manque d'exposition. C'est comme ça. On peut au moins être fiers de jouer notre musique pour de bonne raisons, comme l'amour qu'on lui porte.

 

4/Et vous, quelle image voulez-vous donner à votre musique ?

Nicolas : C'est difficile comme question parce qu'on n'a rien prémédité à ce niveau là. On s'est juste donné un objectif de départ qui était de faire du rock plutôt accessible avec de gros arrangements vocaux. Le but était de toucher le plus de monde possible et pas forcément des métalleux. Après on essaie de montrer aux gens qu'on joue une musique positive avec des mecs qui sont juste là pour prendre du bon temps sans prise de tête. C'est ce qu'on essaie de faire passer sur le net ou pendant nos concerts et j'ai l'impression que ça fonctionne plutôt bien à ce niveau là. Sur scène on agit comme une bande de pote en faisant en sorte d'y inclure le public qui est venu nous voir en interagissant au max avec lui. Pour le coup on n'a pas vraiment assez de recul pour être certains que ça fonctionne, mais en tout cas, lors de nos concerts le public semble s'amuser, et c'est bien là le principal.

 

5/Vous avez déclaré il y a peu, être plus boobs que cocks, alors, ils sont cool les premiers rangs de Kerozen ?

Nicolas: En ce qui concerne nos premiers rangs, il va encore falloir qu'on travaille là dessus. Il ne faut pas que les demoiselles hésitent à mettre en valeur leurs atouts à nos concerts ... en tout bien tout honneur bien évidemment. Mais c'est vrai que pour nous c'est plus agréable à regarder que des gros barbus tatoués ... pour finir sur un gros cliché :)

 

 

 

Pour retrouver Kerozen c'est par ici : https://www.facebook.com/KerozenMusic?ref=ts&fref=ts

Et puis sur Youtube, c'est par là : http://www.youtube.com/channel/UCkN0u52eI73EwrBfEVvqgCw

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