5 Questions à...Eyestral

Ce samedi 28 octobre avait lieu la toute première édition du Crossroad Fest organisé par Music-Records à Cholet (49). Pour l'occasion nous avons eu la chance de discuter avec les différents groupes à l'affiche, dont Eyestral...

 

1/ Vous êtes des musiciens issus d'univers différents et aux influences larges (de metal à jazz). Pourquoi avoir choisi le metal plus qu'un autre style?

 

David: Parce que c'est ce qui revenait le plus dans les influences qu'on avait avec Antoine qui vient du metal pur. Moi j'en écoute beaucoup même si j'ai dérivé après avec la pratique de l'instrument, forcément on découvre d'autres choses, mais c'est vrai que c'est un point qui nous rassemblait tous. Et puis en suite, le metal, mis à part la base « basse / batterie / guitare) c'est vraiment quelque chose qu'on peut mélanger avec tout et n'importe quoi, et qui rendra toujours très bien. C'est juste une autre façon de mixer après tout une autre musique. Et puis ça a de l'énergie, c'est sympa, c'est convivial, ça rassemble énormément de monde, on aime bien !

Ant: On aime bien plein de styles comme dis David on aime bien le blues, le rock et tout ça mais après le metal c'est vraiment pour moi le style que je préfère, même si j'écoute plein de trucs, puis je pense que les autres c'est pareil.

Nicolas: Moi c'est de là que je viens musicalement, c'est ça qui m'a fait commencer la musique même si comme David avec la pratique de l'instrument on est amenés à faire d'autres choses. Tous les styles enrichissent les autres et comme on a tous des goûts différents ça enrichie la musique que l'on fait.

Hugo: Moi je viens pas plus du metal que ça à la base, plus du rock, blues... Puis on m'a fait écouter du metal et j'y suis allé progressivement.

David: Et puis pour la pratique de la batterie c'est assez intéressant, c'est intense, tu gagnes beaucoup en technique quand tu décides de travailler là dedans. Tu retrouves vraiment de très très bons musiciens dans ces milieux là. C'est pas pour rien qu'il y a beaucoup de chanteurs de pop ou autre qui quand ils ont besoin de musiciens de session ils viennent chercher dans le metal extrême. De Palmas a fait une interview récemment pour Radio Metal et il expliquait que dès qu'il avait besoin d'un gratteux, d'un bassiste ou d'un batteur, il hésitait pas, il va chercher dans le metal.

Nicolas: Le bassiste de Rihanna aussi je crois que c'est l'ancien bassiste d'Extreme...

David: Célino Bétencourt.

Hugo: Même le mec de Madonna il vient du metal.

Ant: Ouais on connaît pas mal de truc de … (rires).

 

2/ Il y a quelques jours à peine vous avez sorti un nouvel album « Beyond ». Pouvez-vous nous en dire quelques mots ? Avez-vous déjà eu l'occasion de le tester en live?

 

David: Alors pour en dire quelques mots, c'est vrai que Beyond c'est notre nouvel album, le fruit de notre collaboration et de notre travail pendant quasiment un an, ça fait déjà quelques temps qu'on se disait qu'on voulait faire quelque chose comme ça. On voulait partir sur quelque chose de beaucoup plus consistant, vraiment quelque chose de... On pourrait dire de... conceptuel, mais faute de temps on a décidé de se concentrer sur des compos plus simples, et ensuite d'avoir quelques compos plus... au sein de l'album, dispatchées de manière assez précises dans la liste, pour vraiment faire une trame narrative qui se suit vraiment bien.

Ant: Le nouvel album il va sortir bientôt en physique parce qu'il n'est pas encore sorti comme ça on a pris un peu de retard... Et du coup c'est un espèce de concept album comme disait David, y a trois morceaux : Beyond Sight, Beyond Comprehension et Beyond Acceptence. En fait c'est trois musiques axées sur le même thème, c'est un genre d'histoire d'horreur, un peu folie, et le reste des titres sont un peu plus détachés tu vois.

David: Après il y a toujours les mêmes thèmes qui reviennent. Sur Beware The Rat King il y avait ce thème film noir qui revenait, on essayait de garder cette patte là.

Ant: C'est un peu nos goûts personnels, en matière de films on aime bien ces trucs là, tous ces trucs de tarés.

David: On a fait appel à des acteurs aussi qui on fait des narrations sur les 3 compos. On peut les écouter les 3 d'affiler ça passe très bien. Mais de la manière dont c'est disposé sut l'album c'est intéressant d'écouter tout l'ensemble aussi, même si tout l'ensemble raconte pas forcément les mêmes choses, au moins ça montre vraiment l'univers d'où on vient. En tout cas c'est un gros travail on est contents, on l'a enregistré nous même sur Rouen, on a fait appel à pas mal de personnes, des presta qui nous on fait pas mal d'enregistrements, de voix aussi. Et voilà c'était un travail très intéressant donc on est plutôt contents de le présenter.

Ant: Pour répondre à ta seconde partie on a déjà fait un concert sur Rouen, le premier qui était notre release party, et le public était plutôt content, les réactions étaient plutôt satisfaisantes, ça fait plaisir ça donne envie de continuer.

 

Juste pour rebondir sur la dernière phrase de David, malgré le fait que vous êtes signés Music-Records vous restez quand même assez indépendants dans vos choix?

 

Ant: On a une grande liberté artistique.

David: Music-Records est pas chiant, ça reste un label assez underground. Même si ça nous facilite beaucoup la tâche on retrouve quand même certains éléments de l'auto-production, notamment cette liberté de création. Music-Records propose de la promotion, de la distribution, du booking, mais il n'y a oas forcément de regard sur le travail qu'on peut produire.

 

3/ Votre batteur vient de quitter le groupe. Comment appréhendez-vous l'arrivée d'un nouveau membre juste après la sortie d'un nouvel album? Pour un nouveau membre, comment prend-on ses marques sur un matériel que l'on a pas composé?

 

Hugo: Tout dépend, quand on apprend une musique à la batterie qui est simple, c'est mieux de ne pas la composer, on a juste à l'écouter, l'apprendre et ça vient tout seul. Mais quand la structure est beaucoup plus compliquée, qu'on arrive et qu'on a un mois et demi, deux mois avant de faire un concert, c'est vrai que c'est pas simple. C'est vrai que dans Eyestral il y a un niveau de technicité à la batterie qui est vachement haut. J'ai eu du mal, j'ai encore un peu de mal, mais plus on bosse et plus on y arrive.

Ant: Après, comme Hugo le disait, comme notre niveau de musique est assez technique on a toujours galéré un peu à trouver des musiciens. L'ancien batteur on l'avait depuis 2-3 ans, quasiment le début. Hugo nous a contacté après sur internet, on a fait un essai pour l'instant c'est concluant.

Nicolas: T'es pas encore viré (rires).

David: Chaque concert est un sursis ! (rires)

 

4/ Il y a un contraste flagrant entre l'imagerie du groupe (notamment sur facebook où vous affichez un logo très simple, épuré et coloré) et celle de vos albums (pochettes et thématiques plus sombres, angoissantes)...Comment expliquez-vous ces différences?

 

Ant: Le logo au final c'est David qui l'a fait. Après la pochette c'est un thème surnaturel, spiritisme... [coupé par David].

David: On se pose pas la question. L'image du groupe est pas toujours l'image de l'album, on cherche pas toujours à faire coïncider les deux. Après on a fait un petit peu de chemin depuis Beware The Rat King, on avait une identité visuelle, on en a une autre pour cet album....Après c'est vrai que quand tu parles du Facebook on l'a pas encore mis à jour, c'est l'ancien....Mais ça sera aussi épuré. On cherche pas à avoir beaucoup justement de détails. On veut qu'on capte tout de suite l'idée du groupe, on a envie que les gens voient qu'il y a un certain travail même si c'est simple ce qu'on propose ne serait-ce que dans le visuel. Au moins il y a déjà un style, il y a quelque chose derrière, on veut aller droit au but tout simplement. Quand on veut aller sur la page du groupe on ne veut pas passer cent sept an à essayer de lire le logo et à comprendre les images. On veut juste se dire, voilà, c'est un groupe qui fait ça comme ça, ils viennent de là, et ils ont sorti ça.

 

Et si tu veux en savoir plus, tu écoutes!

 

5/ Comment allez-vous continuer à développer l'album, quelle est la suite?

 

Ant: Pour l'année prochaine déjà on a prévu une tournée à partir d'avril 2018, on est entrain de voir ça avec Music-Records. On va essayer de jouer le plus possible en live, pour l'instant là ce soir on va jouer trois morceaux du nouvel album. Comme Hugo est arrivé il y a pas longtemps il faut le temps qu'il s'acclimate avec les compos comme elles sont assez techniques.

David: On a adapté la setlist pour ses premiers concerts, vu qu'après on aura une petite pause jusqu'en avril 2018...

Hugo: ça me laissera le temps de travailler.

Ant: Et du coup on a un projet de clip, on est entrain de travailler dessus, il se réalisera l'année prochaine, on vous laisse la surprise. On aimerait bien aussi faire des concerts dans les pays étrangers genre Angleterre, Allemagne, essayer de s'exporter un peu, de voir plus grand entre guillemets et toujours essayer de...

David: D'aller là où le metal est apprécié. Il y a toujours une fan base en France mais on fait parti de l'underground et c'est toujours très difficile d'arriver à faire déplacer les gens.

Nicolas: Même si les gens aiment, ils se déplacent très peu en concert.

Hugo: En Angleterre les gens se déplacent beaucoup plus, la scène rock metal vit d'avantage...

Ant: Même ailleurs en Europe, dans les Pays-Bas, en Belgique ça se développe aussi... Même en France ça vient, quand on voit des Festoch' comme le Hellfest, Le Motocultor, ça rassemble c'est mieux qu'avant au niveau ouverture d'esprit.

David: Le fait qu'il y ai ce genre de festival, c'est bien aussi ça permet à tous les metalleux de France de se rassembler au moins une fois par an aussi mais c'est pas encore assez gros comparé à d'autres pays où il y a énormément de festoch qui s'organisent. En France on a 1,2 voir 3 gros trucs donc forcément les gens qui se sentent pas à l'aise avec une culture en place vont y aller même si ils connaissent pas plus que ça.

 

 

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