5 Questions à... El Royce

"Nous distillons des petits clins d’œil, parce que ça nous fait marrer, tout en essayant de créer quelque chose d’homogène, qui au final je pense nous appartient."

Tu le sais nous sommes curieux, on veut tout savoir sur tout ! Alors quand l'occasion s'est présentée de poser nos 5 petites questions à El Royce, tu te doutes que nous n'avons pas hésité un seul instant ! Et c'est donc Richard, guitariste du groupe, qui s'est prêté au jeu et a assouvi notre soif de réponses ! Bonne lecture...

 

 

1) Entre Ozzy Osbourne, James Hetfield ou encore Paul McCartney (que vous citez comme influences directes), il y a peu de points communs si ce n'est le talent. Comment faites-vous le tri dans toutes ces inspirations? Comment définissez-vous les limites de leur impact sur votre musique pour ne pas tomber dans la caricature ou le déjà vu ? 

Richard Verdon :Avant tout, nous sommes très attachés à l’esprit des 90’s et au concept de crossover. D’abord, parce que cette période a été très influente pour nous. Dans l’idée, un groupe comme Faith No More correspond totalement à l’esprit de cette époque-là. Maintenant, et surtout selon les standards actuels, il faut effectivement pouvoir canaliser tout ça. Pour être tout-à-fait franc, je trouve que certains disques manquent parfois cruellement de relief, on a un peu l’impression d’écouter le même titre encore et encore. En tout cas, c’est mon ressenti. Nous construisons notre répertoire avant tout pour la scène. Donc, nous allons avoir besoin d’un titre avec tel tempo, un autre avec telle couleur.

Ça peut paraître étrange mais Ozzy est sûrement le plus grand fan des Beatles, tout comme Lemmy d’ailleurs. Et sans Black Sab ou Motorhead, pas de Metallica…

Avec EL ROYCE nous n’avons jamais eu la prétention de réinventer la roue. Nous sommes un groupe de Hard Rock / Heavy Rock, avec des influences Metal, Punk, voire même Pop. Nous distillons des petits clins d’œil, parce que ça nous fait marrer, tout en essayant de créer quelque chose d’homogène, qui au final je pense nous appartient.

 

 

2) Depuis vos débuts en 2003, vous avez composé et écrit pas moins de 4 EP et 2 albums. Quelles sont les différences notables entre l'époque "Diesel"/"Direct Live" (les 2 premiers opus du groupe, sortis respectivement en 2003 et 2004), et "Rise Again", votre dernière production ? 

Houlà… Bon, déjà ces deux premières démos avaient un son vraiment très roots. C’était super artisanal. A l’origine “Diesel“, qui portait vraiment bien son nom, ne devait être qu’un outil de travail. On avait enregistré ça dans notre local avec un magnéto 4-pistes à cassette, c’est dire. A l’époque, pour les besoins du groupe je jouais de la basse. Quand Steff (basse) est arrivé en 2005 suite au départ de notre premier guitariste, j’ai repris la guitare. Si on écoute tous les enregistrements de EL ROYCE à la suite, et à condition qu’on ait plusieurs heures à perdre, on pourra noter les similitudes et voir les évolutions. Mais là, c’est un peu comme comparer une loco et un TGV : le principe reste le même, mais c’est quand même pas pareil… Jusqu’à l’arrivé de Lolo (guitare) en 2009, EL ROYCE était un trio. “Rise Again“ est notre deuxième disque pensé pour un groupe à deux guitares. Le changement de configuration modifie forcément l’approche musicale. En trio, on privilégiait sans doute plus l’énergie. En quatuor, il y a plus de possibilités d’arrangements et au final ça sonne carrément plus heavy.

 

 

3) Vous vous décrivez vous-même comme de fervents défenseurs du Do It Yourself au point d'avoir créé votre propre label (Novatrax) en 2006. Pourquoi avoir choisi de rejoindre Black Desert Records 6 ans plus tard ? 

4) Que va devenir votre label ? Avez-vous pour projet de le développer et l'ouvrir à d'autres groupes ? 

Novatrax c’est avant tout la structure juridique qui encadre les activités de EL ROYCE. L’association existait bien avant la création du groupe. Ça nous a permis de financer et de sortir des disques. Mais ça nous sert aussi pour le booking, la promo ou plus occasionnellement organiser des concerts. Faute de moyens, on n’a malheureusement jamais pu ouvrir ça à d’autres groupes. C’est pourquoi nous avons été partie prenante dans Black Desert Records en 2014. C’est également un label indépendant associatif, qui fonctionne entre le collectif d’artistes et la prestation de services plus classique.  On y retrouve aussi EnlightenedThe GuardogsIrina Von Brazil et Crawling In Sludge. Outre les disques de ces cinq groupes, le label réalise également une compilation numérique “Black Desert Storm”. En décembre 2014, la première regroupait 13 groupes. La prochaine sortira en décembre 2015, avec pas loin de 20 groupes. Et bien sûr, c’est totalement gratuit.  

 

 

5) Vous êtes actuellement en studio, un nouvel album devrait voir le jour en 2016. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Sera-t-il dans la lignée de son prédécesseur ? 

A ce jour (novembre 2015) la batterie et la basse sont dans la boîte, ainsi qu’une partie des pistes de guitares. Je pense qu’on démarrera les voix à partir de janvier. Après, il y aura la phase de mixage, puis le mastering. Idéalement, on aimerait bien sortir ça au printemps. Bon déjà, au niveau thématique, on change d’univers. Les textes de “Rise Again“ étaient axés sur les grandes figures du cinéma de genre, séries B ou Z. Là, avec le nouvel album nous allons voyager du côté du Mississippi. Bon évidement, c’est plus ambiance Necronomicon que Guide du Routard…  En termes de production, on a placé la barre plus haute. Yoann Aubé, notre réalisateur a été très exigeant avec nous. D’autant plus que c’est notre troisième enregistrement chez lui. On a fait des pré-productions en amont, un peu comme si on avait déjà enregistré l’album une première fois. On a travaillé le son avec différents amplis. Les morceaux également sont plus exigeants à jouer. C’est aussi le premier disque qu’on enregistre avec Maël (batterie) qui est arrivé en 2014. C’est d’ailleurs plus un retour qu’une arrivée, puisqu’on a joué ensemble une bonne partie des années 90 dans d’autres projets. Avec ce prochain album, je pense que les gens qui connaissent EL ROYCE ne seront pas totalement dépaysés. Maintenant, il risque d’y avoir 2/3 trucs qui vont sans doute surprendre.

 

 

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