22 Longs Riffs / Carnavalorock

1/ Les 22 Longs Riffs c'est maintenant 11 années passées à écumer les salles et à véhiculer le message d'une démo et de deux albums. On ne nous présente plus vous êtes une véritable institution locale, un peu comme Carnavalorock l'est depuis toutes ces années maintenant. Comment s'est passé le concert? 

Julien : On est contents, on est fiers !

David : On est fiers de jouer ici, on est heureux que Sam Burlot nous ai invité ici. 

Kévin : Il y a 20 ans on voyait ça du fond de la salle, c'est génial de pouvoir jouer ici à notre tours. 

David : On s'est demandé au début si il y aurait du monde à 18h mais la salle s'est remplie petit à petit ça nous a fait plaisir et on a fait notre truc avec la patate comme d'habitude ! 

 

2/ Puisque l'on parle de concerts, depuis la sortie de Balle Populaire, le rythme semble s'accélérer côté agenda, comment cela se passe? 

David : Tout se passe super bien ! On doit être en moyenne à 30 concerts par an, on doit avoir dépassé les 300 depuis nos débuts. On commence a avoir fait pas mal de kilomètres sur les routes et être contactés par pas mal de festivals un peu plus gros. C'est cool pour nous on peut passer notre message en plus grand nombre, on grandit tout en restant indépendant !

 

3/ Lalbum date de 2017. Avec le recul que pensez-vous de l'accueil qu'il a reçu? Est-il différent de celui de A Bout Portant ( et en quoi ) ? 

David :  Je ne dirais pas qu'il a reçu un accueil différent, il y a juste deux écoles, ceux qui préférent le premier, et ceux qui préférent le deuxième, mais bon, on fait pas de la musique pour plaire spécialement aux gens, on fait ce qui nous plaît d'abord ! Mais bon par rapport aux ventes je pense que les deux plaisent ( rires ). On va d'ailleurs ré-éditer le premier album ! Il nous en reste quasiment plus. Le deuxième d'ailleurs on a presque écoulé nos 1 000 exemplaires !

Kévin :  Il y a de plus en plus de jeunes qui nous écoutent ! Des 15-17 ans, c'est un truc qu'on voyait pas trop avant non plus. 

Hier soir Kémar ( No One Is Innocent ) abordait ce sujet également. Il disait avoir ce sentiment que quelque chose se passait du côté de la scène extrême française. Vous avez du coup également ce ressenti? 

Julien : Pas trop en concert pour le moment, pas cette catégorie du public en tout cas. 

Jeff :  Ils sont encore trop jeunes. 

David : Mais ça ne se perd pas c'est sûr, on a quand même -j'ai l'impression- un public super large, ça va de 15-16 ans à ... 70 ans !

Kévin :  Comme au Monopoly ( rires ) ! 

 

4/ Il y a malgré tout une grande cohérence entre ces deux albums et ce jusque dans les plus petits détails. Il y en a un en particulier sur lequel je voudrais revenir, c'est cette petite fille que l'on entend sur le premier disque en introduction, puis cette ado ( qui semble de plus en plus "déçue" ) sur le second. Est-ce que cette narratrice va encore grandir avec le groupe ? 

David : C'est la même personne en fait. C'est ma fille ! Elle a grandi en fait, dans le premier album elle faisait un rêve et quand on est enfant tout est joli et en grandissant au final on s'apperçoit que c'est pas la fête quoi ! Effectivement on a voulu reprendre le même principe avec la même musique et tout, mais le texte change pour montrer l'évolution. Après on ne s'est pas encore posé de questions sur les prochains morceaux et tout ça... 

Kévin :  On va pas pouvoir faire grand chose avec, on va pas attendre qu'elle vieillisse ( rires ) ! 

 

5/ Chaque jour c'est une avalanche de mauvaises nouvelles, de sujets à s'enrager, dans quel état d'esprit vous pousse le climat actuel ? Est-ce un moteur supplémentaire au moment de monter sur scène ? 

David : Toujours le même ! Il y a toujours l'actualité qui est de pire en pire, ou du moins qui ne s'arrange pas. On a toujours quelque chose à raconter, j'évite d'allumer la télé même si je suis toujours les infos mais ça devient compliqué ! Il y a matière à faire un bon troisième album avec des sujets pertinants ! 

Kévin : C'est surtout le public le moteur, les gens bougent ça nous motive. 

Julien :  Au niveau des textes par contre, si, on aurait pas le même état d'esprit si on chantait autre chose quoi !

David : Oui ce qu'on raconte on le vit, c'est pas de la fiction c'est du réel ce sont des choses qui nous touchent énormément, on a d'ailleurs plein de morceaux personnels mais au final même si il y a des sujets plus vastes que d'autres ça peut effectivement toucher plusieurs personnes. On est là pour dire ce qu'on a à dire et que les gens se posent certaines questions - sans non plus leur mettre un flingue sur la tête hein - mais faut pas qu'on perde ça ! Si un jour on perd cette énergie et cette envie de véhiculer notre message, et bien c'est qu'il sera temps d'arrêter ! 

 

6/ David tu réponds du coup à ma question suivante, à savoir que l'on a dans l'histoire au moins une chance de voir sortir une autre missive des 22 ? 

David : ( rires ) Oui du coup on a largement de quoi faire un troisième album... 

Ajouter un commentaire

 
×