The Butcher's Rodeo - Backstabbers

Notre scène française à encore de belles heures devant elle ! Outre les machines de guerres, que sont Gojira ou Mass Hysteria qui offrent, aujourd'hui une visibilité au Metal en France, ils ne sont que la partie visible de l'Iceberg. A l'écoute du 1er album des Butcher's Rodeo, cet iceberg on se le prend en plein dans la face !

 

Hardcore dans ta face, ou plutôt Hobocore, comme le style défini par le Quintet, cet album est un vrai concentré de puissance, d’énergie, relevé par des mélodies rock accrocheuses.

 

Une rythmique frénétique, des guitares musclées, et un chant viscéral, furieux et mélodique, si le groupe n'a pas la prétention de bousculer les codes du genres, il les dépoussière généreusement, en atténuant ce côté « vénère », par des compositions très travaillées et les capacités vocales XXL, de Vincent.

 

Backstabbers nous emmènes en voyage, avec un pirate, torturé. Tous commence avec Little Death, qui nous plonge immédiatement la tête sous l'eau, comme pour mieux nous empêcher de respirer pendant les quelques 3 min 51, haletantes du morceau ; rapide, précis, efficace, prenant.

 

Connundrum, se lance dans la foulée et nous sommes toujours prisonnier de ce tourbillon, tantôt bourrin, tantôt mélodique, avec son refrain libérateur, comme si nous remontions à la surface pour reprendre notre respiration... Pour mieux replonger...

 

On remonte à la surface avec Nelson's Folly, beaucoup plus rock, mais les abysses nous rappellent durant Redemption Cay.

 

HMS Hope, se présente comme le calme avant la tempête avec une intro lente à la guitare et un chant clair, jusqu'à ce que la batterie face progressivement monter l'intensité jusqu'à la déferlante.

 

On dérive ensuite sur l'interlude The Journey qui précède The Legacy, le morceau le plus « Metal » du disque. The Legacy est beaucoup moins rapide, supporté par un riff de guitare persistant, et un chant dédoublé entre scream et chant clair.

 

In The Shallows, reste dans la lignée avec une guitare acérée et des riffs angoissants, mais c'est surtout au niveau du chant que ce titre se démarque. Le frontman, nous dévoile une grande partie de sa palette vocale !

 

Good Fuckin' Luck, apporte son lot d'émotion, hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. C'est probablement le morceau le plus énervé du quintet, et celui qui nous prendra le plus aux tripes (surtout quand Vince hurle « Paris Attack, Paris Attack... » ), un bel hommage !!!!

 

Après une seconde interlude complètement planante, Losing Heart vient ponctuer cet album comme il a commencé, dans une frénésie démentiel, puissante, comme une douce folie qui nous fait perdre le contrôle !

 

Backstabbers, se place comme une des plus belle réussite musicale de cette fin d'année!

De l'énergie, de l'envie, de la puissance, et juste ce qu'il faut de délicatesse pour se perdre dans cette univers, que nous on concocté les Butcher's !!

 

Et Boum Dans Ta Face

 

#HellBen

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