Planet Eater - Blackness From The Stars

C'est en 2015 qu'un quintet officiant dans un style polyvalent, influencé de death metal technique, voit le jour dans la petite province canadienne de Regina. La ville ne prendra ce nom qu'en 1883, lorsque a princesse Louise, femme du gouverneur général du Canada, décidéra de la renommer ainsi, en l'honneur de sa mère, la reine Victoria, alors monarque britannique (Regina siginifiant "Reine" en latin ). Avant tout cela, la nouvelle capitale des territoires du nord ouest était appellée le Tas d'Os. Une histoire propice à la naissance d'un groupe tel que Planet Eater...

 

Blackness From The Stars est le premier album studio des canadiens de Planet Eater. Il sortira le 4 Août prochain, succèdant à leur EP éponyme parût il y a deux ans. Oscillant dans des styles diamètralement opposés, tantôt death, tantôt thrash, toujours technique, parfois hardcore, mais jamais inefficace. 

 

Dès les premières notes de The Boats, morceau d'ouverture, les bases sont posées: le son se veut brut de décoffrage, ravageant tout sur son passage avec son instrumental incisif, parsemé de piques rythmiques et surplombé d'une voix puissante et caverneuse. 

L'intégralité de l'album met en avant la polyvalence vocale du leader Donovan Turner, puisant ses influences jusque dans l'essence même du Hardcore. Liée à des back vocals lointains, se mourrant tels des échos, elle apporte parfois des consonnances proches de Gojira, soutenues par des lignes de guitares techniques aux structures complexes. Cette ressemblance est particulièrement présente sur des titres tels que Pile Of Bones, Cold Confines ( dont les voix superposées et désynchronisées du rythme initial mettent encore plus en avant la prépondérance du hardcore dans le chant ), ou encore The Spoil ( un des meilleurs titres de l'album, dont le calme de la batterie dans l'intro surprend avant que la basse saturée et ronflante comme un moteur de poid lourd prêt à tout écraser sur son passage ne vienne se mêler aux guitares distordues ). 

A mille lieux de cette agitation se terrent des chansons qui explorent un univers encore plus lointain. Lies Evolution s'ouvre sur une intro aux incursions Thrash nostalgiques du Sepultura de l'époque Max Cavalera. Tout est fait pour nous ramener en arrière, les growls caverneux, les riffs aigus en second plan offrant un savant mélange d'atmosphères primitives et brutales. On retrouvera également cette empreinte stylistique dans des titres tels que A Fault To Fix ( sorte de condensé de toutes les extravagances du groupe. Un best of de 3"45 n'offrant aucun répis). 

 

A chaque morceau sa surprise, que ce soit les back vocal en chant clair de Kill On Sight ou l'ambiance sombre et grave de Blackness From The Stars, aucun morceau n'est en reste. A chaque couplet sa nouveauté, à chaque refrain se réminiscence d'un autre genre, mais à chaque titre son renouveau. Le groupe explore ses capacités et s'approprie chaque registre comme étant son oeuvre à part entière, se payant le luxe d'être reconnaissable entre tous, tout en touchant un public des plus vastes. 

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