Hatebreed - The Concrete Confessional

"This is what it takes to be the best".

Voilà 3 ans que l'on avait pas entendu parler de Hatebreed ( du moins, pas dans les gros titres ), puis voilà les gars du Connecticut de retour avec un nouvel album : The Concret Confessional. Après 15 jours de rééducation ( suite à une première écoute agitée ), nos cervicales se sont remises, et nous allons enfin pouvoir t'en dire d'avantage... On s'échauffe gentiment la nuque, et c'est parti !

 

 

Si le groupe est encore à l'heure actuelle un pionnier de la scène hardcore américaine, c'est qu'il est constant dans ses productions. Et s'il est constant, c'est qu'il tient le bon schéma. Avec The Concret Confessional, vous l'aurez déjà compris, l'heure n'esdt pas à la révolution. Du poivre, du sel et beaucoup de piment. On ne touche pas aux recettes de grand-mère ! Et du haut de ses 22 ans de carrière, Hatebreed a tout du grand-père ( au sens respectable de l'âge ). 

Taillé pour le live ( et même clairement pour le moshpit ), ce 8è album studio s'annonce d'une lourdeur sans précédent. Une véritable machine de guerre faite de riffs hargneux, de refrains et de choeurs vociférants, de paroles incendières, d'une basse forgée dans le plomb et d'une batterie mitraillante. Saupoudrez le tout d'une bonne louche de tout les plus grands superlatifs que vous trouverez, et dégustez ! 

Une fois de plus, Hatebreed réussi un étonnant tours de passe-passe : celui de n'offrir réellement aucun titre se démarquant des autres, mais pourtant aucun titre inutile ou passable. Chaque élément est indissociable du précédent, et du suivant. 

 

Mais alors, qu'est-ce qui fait que l'on veut cet album plus que n'importe quelle autre galette de leur discographie ? 

La raison se trouve peut-être dans la mise en lumière de la batterie, un chouilla plus lisible qu'à l'habitude ( comme sur le titre Looking Down The Barel Of Today ). Peut-être est-ce cette intro basse sur "Something's Off", véritable rouleau compresseur qui promet des nuées de poussières aveuglantes au premier rang. Il se pourrait même que ce soit la partie "claire" du chant de cette dernière ( une grande première ! ). Bref, c'est un tout. 

 

 

Malheur à celui qui jettera la pierre à Hatebreed pour n'avoir jamais évolué, car au final, n'est-ce pas pour ça qu'on les reconnaît à la première note ? Que serait le groupe sans cette identité forte ? Et faisons-nous avocat du diable, n'est-il pas même plus compliqué de maintenir un public en haleine pendant 2 décennies, sans changer la moindre note ? Toute la complexité du groupe se résume en fait dans sa simplicité : Hatebreed est et restera Hatebreed. C'est une prise de risque qui en vaut la peine et comme ils disent : This is what it takes to be the best...

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