El Royce - Black Saints Of Bourbon Street

"Tôt ou tard, nous revenons aux sources. La ville dans laquelle nous vivons aujourd'hui est un charmant port. Derrière les façades des riches demeures  se cache un sombre pan de l'histoire. Commes les bateaux dans les jours anciens nous collectons des trésors au coeur du nouveau monde. De la Loire au Mississippi et au delà." 

Des rives houleuses de la Loire, El Royce hisse les voiles d'un nouvel opus, Black Saints Of Bourbon Streets, 2 ans seulement après l'album Rise Again. Nous embarquons avec eux pour 10 titres surpuissants, ravageurs, et efficaces. 

 

C'est Judgment Day qui ouvre les hostilités et instaure les bases : Un son brut, énergique, ni trop simple, ni trop chargé. Une saturation maximale et des refrains facilement repérables, taillés pour des lives endiablés. 

Voodoo Rising, le titre suivant n'est qu'une confirmation de son prédécesseur. Plus lourd que jamais, plus entêtant. Encore et toujours la même volonté de nous en mettre plein les oreilles. A noter également son refrain aux intonations rappelant vaguement Sick Bubblegum de Rob Zombie et son solo ravageur. 

Le reste de l'album s'enchaîne avec fluidité et distille de titre en titre un Heavy brut et brutal subtilement allié à la lourdeur du stoner. Un concentré d'efficacité pour un disque jouant avec abilité sur tous les fronts. Reverand Zombie s'offre une ambiance plus maladive, quasi malsaine ( avec son riff d'intro );  alors que Bloodbath On The Bayou file sur la même lignée que Judgment Day avec un refrain tout de même un chouilla plus "couillu". 

Swamp Stomp, Sweet Marie Hell et thirteen Black Cats -pour ne citer qu'eux- coulent de source sans le moindre accros et font la part belle aux intros travaillées et aux riffs accrocheurs. St Louis Cemetery #1 quant à lui vous réserve une petite surprise...

 

Black Saint Of Bourbon Street vogue au fil des genres. Multi inspiré, il saura convaincre chacun d'entre nous, quelque soit son style de prédilection, ne laisse aucune place à la platitude et prouve que le groupe n'a justement plus rien à prouver. 

 

 

 

Ajouter un commentaire