Deathstars - The Perfect Cult

Deathstars : L'étoile se meurt...

Il y a maintenant près d'un an et demi, Deathstars ( fondé sur les ruines de Swordmaster ), sortait son 4è album studio, The Perfect Cult. Acheté, écouté puis oublié, c'est dans une ambiance "ménage de printemps" que le disque a refait surface du fin fond des abysses de mon placard. L'occasion donc d'en reparler...

 

The Perfect Cult donc, est le 4è album studio des Suèdois. Sa sortie ( en 2014 ) s'est fait attendre puisque 5 ans déjà se sont écoulés depuis le très bon Night Electric Night, et 8 ans depuis l'excellent Termination Bliss. L'attente, toute fois, n'aura pas eu raison du groupe qui aura profité de ce laps de temps béant pour pondre deux compilations ( pour 3 albums... Interprétez-le comme bon vous semble ! ), mais là n'est pas le sujet. 

 

Track, Crush And Prevail vient entamer notre périple, situant d'entrée de jeu les bases du disque : une ambiance sombre, glauque, lourde et inquiétante. Vous l'aurez compris en quelques secondes d'écoute, le schéma reste inchangé et Deathstars semble encore vouloir faire du Deathstars. 

Le titre suivant, Noise Cut, nous entraine un peu plus loin dans les méandres putrides de The Perfect Cult. Plus écrasant que jamais, presque atmosphérique et narré d'une voix profonde et pénétrante. Noise Cut vient se placer en tête de podium des titres à retenir de cet album, aux côtés de ses camarades Bodies ( single de l'opus ), Temple of Insects et ce sera malheureusement tout. 

All The Devil's Toys, premier single de l'opus, vient marquer d'une pierre noir le début de la chute. La suite s'enchainera sans grande conviction, plongeant l'auditeur dans une rengaine apathique inévitable. The Perfect Cult, Fire Galore, Asphalt Wing, Explode, ne laissent en bouche que le goût amer d'un désagréable "déjà vu", une sensation d'ennui dont on peine à se défaire, et l'étrange impression que chaque titre fusionne avec le suivant, pour ne plus jouer qu'un fond sonore bourdonnant. 

A un album fade et rébarbatif viennent s'ajouter les remix... Rejouer des titres lassants n'est en soit déjà pas une perspective attirante, mais "offrir" à son public des remix de morceaux où le clavier est déjà plus que présent ( bien plus d'ailleurs que sur les disques précédents, ce qui impacte considérablement la qualité et l'énergie de l'instrumentation ), donne à la fin de The Perfect Cult, un côté presque parodique. 

 

Aucune surprise, aucun renouvelement et pire encore, un véritable retour en arrière. Telle est l'image qu'il reste à la fin de cette longue écoute. Si Deathstars a toujours réussi à étonner et surprendre son public de part son univers sombre et malsain, la puissance qui a fait son succès n'est, cette fois-ci, pas au rendez-vous. Whiplasher et sa bande épuisent un filon déjà bien essouflé et se tirent une balle dans le pied avec un disque que les quelques perles ( Noise Cut, Bodies, Temple Of Insects ) peinent à sauver. 

 

 

 

 

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