D-Symetry - EP #1

C'est avec vous que nous les avons choisi, souvenez-vous, D-Symetry était le deuxième groupe dont vous vouliez en apprendre d'avantage durant l'Extrême Académie ( au mois de mai ). Ce groupe originaire d'Epinal, n'avait laissé personne indifférent avec son univers inspirés des différentes scènes du metal. Depuis 2008, D-Symetry s'est forgé une identité et une réputation franche. Il y a quelques semaines ils sortaient l'EP #1, on t'en parle juste ici...

 

 

C'est sur l'intro One Step Before Hell que s'amorce notre voyage musical, et elle porte bien son nom. Le prélude s'ouvre sur un clavier mélancolique qui répète inlassablement son histoire jusqu'à sombrer dans la noirceur des titres suivants.

 

Alone contraste sans trop d'effort avec la mélancolie dérangeante de l'introduction. Les hostilités sont lancées et le ton monte crescendo. Le refrain prend des intonations plus mélodiques qui, alliées aux chœurs écorchés, rappellent le style d'un Machine Head. Le décors est posé, personne ne sera épargné.

 

Shut Up ne laisse aucun répit et rentre dans le lard dès les premières notes avec son riff surpuissant et l'arrivée du chant hargneux et grave. Ajoutez à cela un refrain court avec un goût prononcé pour les breakdowns, un pont saccadé à souhait, puis le retours de ce riff bateau qui martèle et écrase tout sur son passage, véritable chars de guerre, et vous avez là un diamant brut et brutal, taillé pour mettre en pièce vos cervicales.

 

Lizard suit le mouvement, lourd. Son intro guitare/batterie incite implicitement l’audimat à se séparer en deux, la sueur au front. Puis la tension monte d'un cran à mesure que le son s'estompe, jusqu'à l'apparition de cette voix dense, accablante, parfait signal d'alarme pour les meutes qui ne demandent qu'à s'élancer l'une vers l'autre. Même si globalement la musique de D-Symetry se veut aller droit au but : animale et taillée pour le live ; Lizard s'offre tout de même le luxe d'étendre sa suprématie hors des sentiers battus, avec quelques brèves incursions mélodiques appréciables.

 

Whenever The Dance ne dérogera pas à la règle d'une technique désormais bien ficelée. Le jeu est concis, lourd, ravageur. Le schéma se répète une fois de plus, peut-être un peu moins convainquant que les autres ? Efficace mais plus classique, ce morceau n'apporte rien de vital à la production, il n'est simplement ni à jeter, ni à garder et installe un certain « temps mort » dans l'EP.

 

En revanche, Symphony of Blood, la symphonie du sang, augure une ambiance toute autre. Une basse lourde danse subtilement avec une batterie lointaine. Les guitares empruntent la même direction. La voix se détache nettement et suit son cours. Cette fois-ci les irruptions mélodiques ne peuvent plus nier leurs influences... Le gros plus du morceau réside dans son solo. Si le groupe opte bien souvent pour quelques bribes mélodiques, ici il s'agit d'un réel solo qui établie à merveille la transition entre la hauteur du refrain, et la profondeur du couplet suivant . Descente vertigineuse assurée !

 

Brainwash vient clôturer cet incroyable EP. Impossible de lancer la lecture sans être tenté de comparer les premières notes à un certain System Of A Down ( alternance entre la guitare saturée, grave et saccadée, et riff clair et rapide ). Mais encore une fois l'arrivée du frontman renverse tous les codes établis, la rythmique redevient sombre, les incursions mélodiques se font maladives, peu rassurantes... Mais la grande surprise réside dans le refrain. Même si les titres Alone et Symphony of Blood nous avaient déjà mis la puce à l'oreille sur les capacités du chanteur, le refrain de Brainwash prend une toute autre dimension. Il s'en dégage une véritable puissance, et s'inscrit comme un réel atout du titre ( toujours avec ce petit côté Robb Flynn ). Mais la force du groupe réside également dans sa capacité a créer une ambiance différente au cœur de chaque titre grâce à des ponts travaillés. Le rythme se ralenti, l'atmosphère tourne, mais rien de tout cela ne parvient à mettre en danger l'énergie des morceaux. Chaque note est à sa place et se raccroche à la suivante avant même que vous l'ayez remarqué !

 

Si D-Symetry est un nom qui réside encore inconnu à ton oreille, il ne devrait pas le rester très longtemps. Et si le groupe ne peut se venter d'avoir inventer un nouveau style, il peut néanmoins se prévaloir d'en maîtriser chaque code à la perfection et de se l'être approprié à merveille. Doué d'une véritable puissance, cet EP explore toutes les facettes de D-Symetry et met en avant sa plus grande force : l'écriture. Tu n'as plus aucune excuse pour ne pas l'écouter !

Commentaires (3)

Mewen
  • 1. Mewen | 02/09/2016
Tout à fait en accord :) Un style bien à lui, bien gras, bien lourd mais avec ces finesses et ces harmonie ! Un régal ! :D Prions pour que D-symetry ce fasse entendre car il le mérite emplement !
A consommer sans modération !
Fl3au D-SYMETRY
  • 2. Fl3au D-SYMETRY | 25/07/2016
Un énorme merci à vous pour cette chronique ! \m/ ;)
cultureextreme
  • 3. cultureextreme (site web) | 06/10/2016
Merci à vous pour ce superbe EP !

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