Centuries Of Decay - Centuries Of Decay

Dans quelques jours seulement sortira l'album éponyme du groupe canadien de death atmosphèrique Centuries Of Decay. Il est grand temps de te parler de cet album prometteur et attendu, afin que tu puisse t'en faire ta propre idée! 

 

C'est sur une introduction quasi cinématique que s'ouvre cet album. Elle instaure un climat d'inquiétude et de stress avec ses bruits citadins, sa sirène et son "tic-tac" crescendo. 

Puis s'offre à nous un album bipolaire, tantôt violent et impulsif, tantôt atmosphèrique et mélancolique. Le titre suivant est parfait et savant mélange de ces deux catégories. Du haut de ses 9 minutes et 56 secondes, Centuries Of Decay nous transporte au travers de son univers, premièrement étheré avec ses guitares mélodiques sobrement mêlées à quelques notes de batterie, aérienne, douce... Puis coléreux, saturé et abrupt, avant d'accueillir, quatre minutes plus tard les deux voix ( criée et claire ) totalement opposées, mais complémentaires. 

Dans la première catégorie de titres on retrouvera les titres les plus poussés tels que Rise, Wings Of Death ou encore The Architect ( un des morceaux les plus violents où l'on pourrait détérer quelques inspirations piochées dans le jeu de groupes tels que Enslaved ou encore Opeth ) et Demise ( qui offre néanmoins une belle pause acoustique inattendue et intéressante, ainsi que de nombreuses incursions instrumentales tout au long de ses 12 minutes ). 

Mais un peu plus loin il y a ces titres qui font que ne s'ennuie pas. Asylum par exemple, accorde une rémission parcemée de murmures, puis c'est un accroissement de notes qui s'abattent sur nos oreilles, et la voix emprunte des sentiers explorés en 2002 par Isis avec son titre The Beginning And The End. Odyssey, de son côté, commence comme tous les autres titres, puis le chant se fait plus sombre que jamais, sans choeurs, et mis en avant par une guitare collée à ses mots, avant de retomber dans l'alanguissement et la mélancolie. 

 

Au fil de cet album, Centuries of Decay trace son chemin au travers des styles et joue sur un portrait multi-identitaire toute fois parfaitement cohérent. De quoi convaincre tout un chacun ! 

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