Cavus: The New Era

Cʼest en 2007 que Cavus naît , dans les profondeurs abyssales de Porvoo (en Finlande), la suite est un sombre schéma bien tracé... Après un EP rapidement suivi par un premier disque et une tournée européenne en compagnie de Gorgoroth, le quintet est de retour avec un deuxième album intitulé The New Era. Voici ce que nous en avons pensé...

 

Bien que lʼidentité black metal nordique soit des plus visibles, Cavus se démarque de ses confrères par un apport de sonorités empruntées différents univers musicaux diamétralement opposés. Ainsi au milieu dʼune batterie dissonante et dʼun chant pluri vocal (extrêmement atypique et dérangeant lʼinstar de certains passages du titre Killtech ou encore The Strength Of Hatred) prennent naissance des riffs de guitares saturés et travaillées la manière dʼun hard rock / speed rock lourd des années 70 ( le solo -et la fin- du titre Divine Power, les passages instrumentaux de I Watch You Die ou même Calling The Flames) des introductions longues, lentes et pesantes façon Doom metal (The New Era, The Strength Of Hatred -à citer encore une fois car le titre est excellent) ou encore des chœurs clairs mélodiques et des voix caverneuses (Killtech, Divine Power). Franchissant sans finesse toutes les limites, le groupe sʼenfonce même dans des détours inspirés par la scène Black Death avec un instrumental plus punchy (The Strength Of Hatred ou encore Presence Of Existence) et des voix profondes et puissantes (parfois couplées des cris stridents aigus quasi démoniaque, comme sur -lʼexcellent- titre cité précédemment ), les plongeants à la limite dʼune étiquette quasi expérimentale.

Richesse dʼécriture et compositions complexes alternent avec lourdeur, brutalité et couplets sales et dégradants. Cavus fait preuve dʼune aisance déconcertante dʼun registre un autre. La force du groupe réside dans la sophistication de ses instrumentaux et des mélodies ainsi qu’un vaste panel vocal permettant Cavus de tisser sa toile de genre en genre sans jamais tomber dans la caricature ou le déjà vu.

 

Malgré une fin dʼalbum plus classique et rangée, The New Era navigue dans des travers évolutifs rendant chaque titre indissociable du précédent et du suivant. Lʼalbum est donc découvrir dans son ensemble ou alors réduire au silence.

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